L'amour.
Nombre sont ceux qui ont ce mot à la bouche.
C'est un concept difficile à expliquer.
En ouvrant les yeux,
En fumant une cigarette,
Au balcon,
En caleçon
Sur Toulon,
Confronté au vent,
(J'aime avoir froid.
Pour un mort dans l'âme comme moi,
C'est vivifiant).
Au son
Du dernier des Mohicans
Voilà ce que j'ai pensé :
Elle est un peu dure cette vie.
Et s'il y a quelque chose de beau,
C'est de pouvoir la partager.
Le tout n'est pas de faire des rencontres.
Mais de savoir bien les rencontrer.
Et je m'accorde cette chose.
De savoir bien rencontrer.
Ou de bien savoir envoyer chier.
En œuvrant les yeux,
Dans un regard blasé,
En observant les couples,
Bras dessus bras dessous,
Dans la rue,
Marcher.
En les jalousant,
Seul,
Dans un regard amusé.
Voilà ce que j'ai pensé.
En écoutant le dernier des Mohicans,
Sur un balcon,
En caleçon,
Sur Toulon,
En fumant,
D'un regard amusé.
D'un regard blasé.
J'abuse en disant,
D'un cœur désamusé :
Comme il doit être doux,
De marcher.
Ensemble.
De partager.
Bras en cœur
Cœur dessous.
Face au vent.
D'être un peu de soi,
En se pensant nous.
Puis,
Le cœur en peine,
Le cœur en berne,
Ou à la benne,
(C'est qu'il faut savoir jeter)
Et autres rimes en ène...
Voilà ce que j'ai pensé :
Je vais écrire un pohaine.
Car j'aime mais à ce qu'il paraît,
L'amour, la haine...
L'un que l'autre,
n'est pas plus épais
Et ça tient,
Sur une feuille de papier...
L'un de l'autre est un peu l'épée,
Qui peut adouber,
Ou décapiter...
J'avoue je suis sans doute
Un peu
Si peu
À fleur de peau.
Mais dans mes errances,
Je sais effleurer le beau.
Je suis à fleur de beau.
Mais je m'égare...
La fatigue me rend la verve fertile.
Et je suis un Mohican.
Il en reste peu.
Qui paraît.
Il en reste peu,
Le regard errant,
Qui aime par dessus pieux,
S'étendre,
Le regard rêveur,
Rêvant.
Aimant se perdre.
Se hasarder,
Se hasarder,
L'œil hagard,
A te regarder.
Et au détour d'un regard,
Se laisser aller.
à aimer t'aimer
Au détour d'un espoir.
Je te/me doute.
Je te persévère.
Je m'entête.
Têtu,
Tel un père sévère.
Toutes mes déroutes,
Ne mènent pas à Rome
Me mènent à toi
Je...
Mais je m'égare.
Où en étais-je?
Ah oui.
Voilà ce que j'ai pensé.
J'aime à penser,
Le cœur désamusé,
Que je suis encore capable
D'être l'enfant portant cartable,
Marchant non pas vers un avenir,
Marchant non pas vers un devenir,
Juste marchant.
Aimant.
Même étant mal aimé,
Ou mal aimant.
Marcher.
Tituber.
Trébucher...
Se relever...
...Ou rester allongé,
Sous des cieux pluvieux ou des soleils couchants....
Sous tes yeux au regard désabusés.
Mais je m'égare.
Mon esprit allait à gauche,
Mon cœur à droite.
Mes mots les ont feinté.
C'est qu'ils aiment s'égarer.
Ils aiment aimer au hasard,
Ce sont des va-nu-pieds.
Où en étais-je ?
Un balcon.
En caleçon.
Sur Toulon.
...ou cœur-nu-pieds,
Au centre d'un univers.
En première ligne chez les derniers.
Des Mohicans.
Je sais je m'éternise...
Mais il me vient à l'esprit que ma mère eut aimé.
Un homme.
Il y a de cela trente années
Il est redevenu poussière.
Elle ne s'est jamais dépoussiérée.
Elle n'a plus jamais aimé,
Eté aimée,
Touché,
Eté touchée.
Depuis tout ce temps.
Je trouve cela triste.
Je trouve cela idiot.
Je trouve cela triste et idiot.
Je trouve cela touchant.
Idiot,
Mais beau.
Alors l'amour.
J'aime à penser,
Que c'est un partage.
Qui vais-je aimer?
En étant ravi devant le beau,
Vers qui se tournera ma première pensée?
Avec qui ai-je envie de le partager?
En étant attristé, confronté...
En étant face au laid,
Vers qui vais-je me tourner afin de m'apaiser?
En qui, épuisé, vais-je puiser la force pour l'affronter... ?
Vous avez la réponse ?
Alors vous savez qui aimer.
Et par dessus tout,
Cœur ouvert,
cœur en berne,
Cœur en croix,
Cœur dessus/dessous
Cœur savant
Cœur sachant
Cœur curieux rieur
Cœur à court de pleurs ou cœur riant
...Je vous laisse le choix des mots...
Je peux continuer à l'infini...
(Page blanche
Jamais ne m'a fait flancher.
Bien que multiple en moi-même,
En accord,
Nous sommes unité.)
Vous ferez en sorte d'être cette personne.
Celle-là dont on se détourne
Celle-ci vers laquelle on se retourne.
Vous le ferez sans doute mal,
Et serez sans doute mal aimé.
Voire mal aimant.
Mais vous serez celui/celle,
(En woke on dirait que vous seriez ciel,
Je remercie ces idiots pour ce joli mot)
Vers lequel on peut se tourner,
S'élever,
Ou se retourner.
Se rêver.
Se retrouver.
Se révéler
...
Vous serez celui vers lequel
...
Vous avez Lu jusque là ?
C'est cool.
Mais j'avoue avoir la flemme de continuer.
Je suis un mohican fatigué.
En caleçon.
Un Balcon.
Toulon.