Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again

Une des chansons de l'album "Blonde on Blonde" sorti en 1966 que j'aime bien car elle a un rythme très bluesy. Et un titre bizarroïde mais qui sonne bien à l'oreille.

Ça faisait une éternité que je ne l'avais pas écoutée … Et comme le disque vinyle ne proposait pas les paroles et que Google n'existait pas encore à l'époque, je me contentais, comme souvent, de capter quelques mots ici ou là, quitte à faire des contre sens.

La lecture des paroles ce soir a été une véritable surprise (dont je ne suis, d'ailleurs, pas complètement revenu…). Et en fait de contre-sens, la signification des vers est tellement "open mind" que ce n'est plus si grave. Essayons quand même d'y mettre un peu de raison.

C'est le récit d'une errance, limite cauchemardesque, à travers plusieurs couplets qui racontent autant de rencontres oniriques ou fantastiques, sortes de pièges farfelus et absurdes. La conclusion de chaque épisode est toujours la même. Notre (jeune ?) poète, qui n'a que sa mère vers qui se tourner, s'étonne de la fin des aventures "toujours coincé à Mobile (Alabama) avec le blues de Memphis (Tennessee)". Si on comprend bien l'allusion à Memphis, un des hauts lieux du blues, je suis plus sec face à Mobile qui est une ville qui a subi de nombreuses influences qu'elles soient françaises, espagnoles, créoles ou africaines où on s'y perdrait facilement au point d'y être coincé ?

Oh, Mama, can this really be the end,

To be stuck inside of Mobile

With the Memphis blues again.

Entre autres aventures, il y a la rencontre de Shakespeare dans une ruelle qui cause à une française qui connait bien le narrateur …

Well, Shakespeare, he's in the alley

With his pointed shoes and his bells,

Speaking to some French girl,

Who says she knows me well.

Ou mieux, la rencontre avec Mona, qui plonge le poète carrément dans le gore avec des cheminots vampires …

Mona tried to tell me

To stay away from the train line.

She said that all the railroad men

Just drink up your blood like wine.

Avec un dernier pour la route où le poète rencontre un prédicateur drôlement habillé avec 10 kilos d'articles de journaux épinglés sur sa chemise…

Now the preacher looked so baffled

When I asked him why he dressed

With twenty pounds of headlines

Stapled to his chest.

https://www.youtube.com/watch?v=3kh6K_-a0c4

JeanG55
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le 18 mai 2026

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