Surripere
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Surripere

Morceau de Autechre (2003)

Tout commence par de majestueuses exhalaisons, des rougeoiements titanesques mais tragiques, puisque l'on sent bien qu'ils ont quelque chose de moribond. Quelque chose d'énorme est en train de crever, sous le travail minutieux du rythme, qui a quelque chose d'une corruption digitale et grouillante. Autechre est en train de tuer la musique.
Après plus de trois minutes d'agonie, il y a infiltration, et quand bien même l'assassinée résiste faiblement, la destruction débute son implacable oeuvre de gangrène et de taillade, à grand coup de meurtriers hachoirs.
Soudain, la "voix" change. Elle, s’enlaidit, se déforme, et d'organique qu'elle était, elle n'est plus capable que d'étranges hoquets numériques qui résonnent monstrueusement, dans le vide du meurtre, où ne règne plus qu'une angoissante décohérence digitale.
Rae
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le 31 oct. 2013

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Rae

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