Depuis des décennies, chaque album des Nits les voit explorer une direction différente, la moindre surprise étant combien Henk Hofstede est perméable à ce que le Rock fait de plus pertinent : on l’a connu Lennonien, Dylanien, fan de Costello, de R.E.M., sans que jamais ce plaisir de citation ne contamine la familière étrangeté de sa musique. Sur un disque aussi expérimental que « les Nuits », où les atmosphères vaporeuses semblent se déliter sous nos yeux – et nos oreilles -, une superbe chanson – toute simple, mais quand même du côté de Mercury Rev – comme « The Key Shop » suffit à faire perdurer l’enchantement, et notre foi dans « le secret le mieux gardé de la pop », comme disent les journalistes. [Critique écrite en 2005]