Il y a toujours quelque chose d’un peu ridicule dans les excès de romantisme, surtout lorsqu’il est sous-tendu par un lyrisme mal contrôlé. La grande force d’Echo & the Bunnymen est sans doute sa capacité à convoquer tous les clichés les plus universels (l’amour, la mer, la lune, toute cette sorte de choses) pour les rendre à nouveau brillants, voire même... dangereux. C’est une explication qui en vaut une autre pour expliquer le respect critique général qui entoure cette musique, mais peut-être aussi son manque de réponse commerciale : car la Beauté, aussi évidente quelle soit, se vend mal quand elle est assortie de sa propre critique, au second degré...