J'ai découvert Behemoth avec cet album. J'ai eu un certain mal à accrocher, étant donné que ça gueule beaucoup. Mais j'ai rapidement fini par adorer ce groupe. La voix de Nergal envoie du lourd, du très très lourd. Et c'est si lourd que l'entendre gueuler à s'en détruire les cordes vocales est un vrai plaisir. Après, ce genre de chanson est difficilement acceptable si on n'accroche pas au metal à la base (ce qui n'est pas mon cas).
Ce qui me plait dans Behemoth, c'est qu'il souhaite apporter un regard différent du metal à leur public. Ils ne se contentent pas de montrer les clichés habituels des gars qui jouent de leur gratte en secouant leurs cheveux à tout va (mais ça, ça reste cool hein, j'adore). Ils préfèrent se satisfaire par des clips et des concerts à l'ambiance assez particulière, où ça gueule un max, mais où le groupe semble toujours moins bouger que le public en extase devant leur son.
Cette critique est censée être sur la chanson "The Satanist", de l'album du même nom. Mais je me penche davantage sur ce dernier que sur la chanson (qui est d'ailleurs ma préférée de l'album). On peut prendre les fans de Behemoth pour des cinglés accros au satanisme, mais se référer à de tels clichés serait d'une incroyable stupidité. Pour ma part, je me contente de leur style, pas de leurs croyances. Je prends toujours autant de plaisir à écouter cet album actuellement, notamment sur Ora Pro Nobis Lucifer, Blow Your Trumpets Gabriel, In the Absence ov Light et, bien évidemment et surtout The Satanist.