Neil a vieilli, son corps a failli le lâcher, et, soyons honnêtes, nous n'attendions plus rien du vieux guerrier. Et puis voilà qu'il nous balance l'une des plus belles mélodies qu'il ait jamais composées, et qu'il la chante de la manière la plus exposée possible, entouré d'un chœur d'enfants comme la plupart des rockers n'en utiliseraient pour rien au monde. Mais chez Neil, on est si près de l'essentiel que le ridicule n'a pas cours, et qu'on se surprend à chaque écoute à rêver, les yeux grand ouverts, à un monde idéal où ni Neil ni nous-même ne vieillirions jamais. Et si c'était là sa dernière chanson ? [Critique écrite en 2007]