Le meilleur truc avec les Bad Seeds, c’est quand ils chantent tous en chœur, comme des vieux alcooliques de retour du pub, ou comme un club de foot après une déroute qui entrera dans la légende. Le tout sur l’une des musiques les plus élégantes qui soit – d’une élégance brute, nature, sans un brin de sophistication ou de raffinement. Devant, Cave et Bargeld jouent à papa et fiston, et le tout est tellement beau qu’on se croirait au cinéma. Il faut dire que Nick Cave vivait au Brésil lorsqu’il composa ce joyau, et il y a dans « the Weeping Song » des élans primitifs, cannibales qui ont un parfum entêtant de nouveau monde.