Après "Sylvie" et "les Anges", voici la troisième pièce de ces trois mélodies publiées en 1886 en illustration du poème "Élégie" de Contamine de Latour, l'ami d'Érik Satie, …
À toutes les époques, les poètes ont écrit des élégies ou des poèmes élégiaques qu'on pourrait définir comme des poèmes tendres et tristes bien adaptés à l'évocation de la mort, de la souffrance ou d'une absence. Dans la Grèce antique, l'élégie était synonyme de chant de deuil.
Chez Contamine de Latour, le poème, très symboliste, déplore l'illusion amoureuse qui se transforme en véritable souffrance.
J'ai vu décliner comme un songe
Cruel mensonge
Tout mon bonheur
Au lieu de la douce espérance
J'ai la souffrance
Et la douleur
Autrefois ma folle jeunesse
Chantait sans cesse
L'hymne d'amour
Mais la chimère caressée
S'est effacée
En un seul jour
J'ai dû souffrir mon long martyre
Sans le maudire
Sans soupirer
Le seul remède sur la terre
À ma misère
Est de pleurеr
Là encore, j'aime bien la voix très pure de Anne-Sophie Schmidt sur un rythme très lent des accords du pianiste Jean-Pierre Armengaud.
https://www.youtube.com/watch?v=mKq3rM1QXRE