Je peux dire sans crainte de me tromper que c’est ce « Va t’en », plutôt que le plus réputé « Courage des Oiseaux » sur l’album « La Fossette » qui a fait de moi un fan de Dominique A. C’est une chanson d’amour, et aussi une chanson de haine, et ce sont des mots qui font vraiment mal, débités d’une voix blanche, au delà du désespoir et de la cruauté. C’est bien simple, en 1992, on n’avait jamais entendu cela chanté ainsi en Français, et on sentait que, d’un coup, de nouvelles perspectives s’étaient ouvertes. Malgré la noirceur et le chaos, cela valait bien sûr la peine de vivre, tout simplement.