Début de soirée, une énergie imparable commence à me capturer. J'écoute les Libertines à fond, comme en 2004. Je me sens vivant, la musique m'enivre. La veille j'ai dormi à peu près 6h30 ce qui n'est pas énorme, mais le soleil du matin m'a fait rudement plaisir, en rechargeant mes batteries. C'est souvent à cette heure là, celle avant de partir, de décoller de chez soi, que les idées fusent et que les possibilités semblent infinies. Souvent ces soirées finissent toujours de la même manière pour moi. Je rentre, je vais au lit. J'écoute les mêmes musiques tous les soirs, en m'imaginant des portraits, des images romantiques. Évidemment, cette recherche d'un idylle n'est que carte mentale de mon esprit, projection erronée dans laquelle je plonge les yeux fermés, pourtant bien ouverts. Amoureux de l'amour, du romantisme, à croire que j'ai bloqué sur les classiques hollywoodiens. Mais je sais que je rêve éminemment plus d'une femme sortie d'un film d'Hal Hartley plutôt que d'Otto Preminger. Je me sens brûler de passion pour des choses que j'imagine mais que je n'ai jamais vraiment vécues, et qui n'existent peut être pas. J'ai l'impression de ressentir constamment des moments de mon enfance à l'écoute de cette musique, que je ne connaissais pourtant pas à cette époque. Je suppose, peut-être, la nostalgie des années 2000, qui étaient certainement moins cools que j'en avais l'impression. En en ce début de soirée, ou tout est encore réalisable, ou les lumières transcendent les ombres, je me pose cette question : What you gonna do Katie ?