De la simplicité de la vie... ou pas.

Avis sur Clannad: After Story

Avatar Sandro Sciarratta
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[Pour une meilleure compréhension de ce texte, je vous invite à lire également ma critique de la première saison de Clannad. Bonne lecture.]

Que dire sur cette seconde partie si ce n’est qu’elle restera à jamais gravée dans ma mémoire ? After story commence comme se terminait la première saison. On continue à creuser un peu plus le passé de certains personnages sur fond de tragicomédie. Mais, très vite, le ton devient plus sérieux, plus adulte, moins enjoué... Tout simplement parce que les protagonistes le deviennent eux aussi, par la force des choses.

C’est à partir de ce moment-là que l’on commence à entrevoir pourquoi la première saison est essentielle, bien que qualitativement en deçà de After story lorsque l’on juge les deux parties de manière individuelle. On ressent, telle une claque en plein visage, ce clivage entre la vie d’adolescent et celle d’adulte. Un peu comme le temps paraît long à l’enfant insouciant, la première saison semble s’éterniser en futilités. Mais, pour l’adulte débordé par les tracas et les responsabilités, ce même temps qui file à toute allure. Ainsi, tout se bouscule à la deuxième saison. Tout va très vite... trop vite pour ces jeunes gens, largués dans la société active. Non pas que les personnages ne rencontrassent aucun problème lors de la première partie, car un enfant peut effectivement souffrir de l’absence de parents, de la maladie et de bien d’autres choses, cette composante étant très bien retranscrite, mais ils arrivent à s’en accommoder, en s’entourant d’amis et/ou de membres de leurs familles par exemple. Ainsi, un de leurs objectifs et soucis principaux sera la réalisation d’une pièce de théâtre amateur au lycée. Ils sont naïfs et pensent que la vie se résume à cela, que rien ne changera et que tout peut être résolu par la seule force de la volonté.

La réalité du monde est cependant bien plus cruelle et fataliste et les personnages vont devoir y être confrontés de manière pour le moins brutale. Et nous aussi, spectateurs, devrons y faire face avec eux. Voilà ce qui est à la fois très dur et génial avec Clannad : nous sommes loin d’être épargnés et nous pouvons être, en étant un minimum réceptifs, submergés par toutes sortes de réflexions et d’émotions. Ce (quasi)-réalisme, tantôt doux et/ou comique, tantôt impitoyable et dévastateur, se mêle à une composante fantastique et, non moins teintée de mélancolie.

Il m’est déjà arrivé d’avoir la gorge serrée face à certaines scènes de films ou de séries, mais Clannad aura été le premier animé à m’avoir fait verser des larmes plus d’une fois. Et pas seulement parce que la série abuserait du pathos, comme j’ai déjà pu le lire dans certaines critiques, mais bien parce que les situations sont bien amenées et que l’on finit réellement par s’attacher aux personnages. De plus, la plupart des OST sont touchantes et le jeu d’acteur des seiyû est vraiment très bon.

Bref. Il serait trop long d’énumérer et de commenter point par point tous les aspects positifs ou négatifs de Clannad. Je conclurai donc en disant juste que Clannad est, selon moi, un incontournable et un bijou de la japanimation. Bien que l’œuvre ne soit pas exempte de défauts, je pense qu’une partie de ces derniers en font également le charme. Ce qui est certain, c’est que cette deuxième saison balaye un bon nombre de ce que l’on croyait être des défauts de la première. Ainsi, que l’on apprécie ou non, on ne pourra rester de marbre face à ce voyage pour le moins poétique et empli de tendresse.

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