Overdose de Lily Collins

Avis sur Emily in Paris

Avatar Cosette Way
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Emily in Paris s’avère être un titre trompeur, puisqu’il s’agit principalement de filmer en permanence Lily Collins, de face, de profil. Lily Collins qui marche dans la rue, puis Lily Collins monte des escaliers (c’est peut être sa doublure cascade, mais c’est bien fichu..), Lily Collins qui prend un verre en terrasse.
Aussi, ça ne se passe pas du tout à Paris, mais dans la même ville qu’Amelie Poulain, sorte de ville-témoin où chaque rues devient pittoresques sans le moindre détritus, avec des figurants habillés haute-couture et il ne pleut que si Lily Collins est triste.
Parce qu’il faut fortement aimer la science fiction dans cette série, sachant que les parisiens sont majoritairement aimables, parlent un anglais irréprochable, font l’amour pendant des heures, qu’aller bosser reste une option, etc.
Les scénaristes ont peut être hésité deux, trois minutes à coller une baguette de pain sous chaque français, voire un béret pour bien les distinguer par contre, ils fument tous clope sur clope, draguent à mort (mais en restant courtois et acceptant le refus du premier coup, personne ne gueule de « hey, mademoiselle… Oh, sale pute » depuis sa voiture) et ils sont sans doute moins enthousiasme que Lily Collins.
La mise en scène se contente de maintenir le plus possible Lily Collins dans le cadre, avec pour intention de jeu de sourire en permanence (et parfois tenter audacieusement une autre expression selon les lignes de ce qui tient de script, puis de sourire aussitôt). Parfois, Lily Collins disparait au profit d’un plan de coupe d’un monument parisien, souvent la tour Eiffel.
Le suspense est essentiellement basé sur quelle tenue Lily Collins va porter au prochain épisode, avec des variantes sur sa coupe de cheveux, son maquillage. Sans doute un hommage à la nouvelle vague, ils ont renoncé à élaborer un scénario, en fond Philippine Leroy-Beaulieu fait office d’antagoniste mais pas trop, parce qu’il faut que Lily Collins continue de sourire en marchant dans des rues immaculées dépourvues de SDF, de sans-papier ou pire des gens en jogging (ou toutes formes d’outrages vestimentaire qui ferait pas du tout parisien) et Lucas Bravo est l’enjeu romantique du show (mais pas avant douze saisons).
Au bout d’un moment, selon l’attachement au fameux sourire de Lily Collins, soit entre douze minutes ou trois, quatre épisodes, le spectateur peut faire une indigestion de Lily Collins. Elle a beau sourire dans des lieux variés, porter de nouvelles fringues à chaque scène même le pire fan-boy/girl limite stalker pourrait se trouver un peu longuet le film de vacance de Lily Collins.

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