Charlatan no Basket.

Avis sur Kuroko No Basket

Avatar La Veine
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On est souvent mitigé quand on regarde un animé de sport. On sait qu'on peut s'attendre au meilleur, comme au pire. Mais surtout au pire. Pourtant, un bon nombre d'animés Nekketsu sportifs ont réussi à sortir du lot. Je citerai bien " Haikyuu!! ", " Hajime No Ippo " et " Kuroko No Basket ". C'est de ce dernier que nous allons causer. Considéré comme l'éternel rival de Slam Dunk, on va voir ce que vaut cet animé débuté en 2012 et scindé en trois saisons de 25 épisodes chacune il me semble. Bref, aujourd'hui, on parle de Kuroko no Basket, un animé qui cache bien ses faiblesses.

Alors, l'histoire se déroule à une époque récente, dans un collège renommé du nom de " Teikô ". ( Qui veut dire " Royal ". ) Le Basketball est un sport considéré comme un des plus joués dans tout le pays et nombreuses sont les rumeurs tournant autour des jeunes joueurs prometteurs des collèges du Japon. Parmi eux, la Kiseki no Sedai ( Génération des Miracles. ) est une équipe du collège Teikô connue grâce à ses joueurs d'exceptions. Cinq génies pratiquant le Basket avec une grande aisance, ce qui leur vaut une popularité sans égal à travers tout le pays. Cependant, une chose n'avait pas été précisé... Ces cinq membres avaient reconnu un de leur coéquipier en tant que sixième membre aussi appelé le joueur fantôme. Enfin, dès l'apogée de leur scolarité à Teikô, les six membres se séparent dans des lycées de renommés, désirant porter leurs équipes au sommet en écrasant les membres de la Kiseki no Sedai.

C'est ainsi que nous découvrons notre protagoniste qui n'est d'autre que ce fameux sixième joueur fantôme, Kuroko Tetsuya. C'est un lycéen doté d'une apparence chétive et fragile qui a une faculté très spéciale lui permettant d'être très discret et " invisible " aux yeux des autres. Ce dernier rentre dans un lycée peu connu et assez modeste, Seirin. Il intègre rapidement le club de Basket et fait la connaissance des autres joueurs. Il fait d'ailleurs la rencontre de Kagami Taïga, un joueur de Basket ambitieux venant tout droit des Etats-Unis, pays où le Basket est un sport extrêmement populaire et énormément pratiqué. C'est alors que ces deux-là vont tout mettre en oeuvre pour défaire la Kiseki no Sedai, composée des cinq autres joueurs.

Ce que j'ai pensé de ce début d'animé : C'est bien. Oui, juste bien. Les personnages ne sont pas clichés. C'est la première fois que je vois un personnage principal avec une telle discrétion. Les autres protagonistes ne sont pas en reste. Certains sont même " badass " comme le capitaine, Hyûga Junpei qui est un personnage très bien choisi dans le rôle de capitaine. La coach, Riko Aida a du caractère et est attachante. Le reste n'est pas mauvais non plus. On découvre de bon personnage, une histoire qui nous tient en haleine. Oui, c'est du bon. On commence à regarder la suite jusqu'à la découverte assez prématurée de Kise. Un membre de la Kiseki no Sedai. S'en suivi le match contre lui. Et j'ai trouvé ça assez dérangeant. Tout est trop rapide. On découvre un membre de la Kiseki no Sedai très ( trop ) rapidement. Du coup, tout notre engouement autour des membres qui sont censés être extrêmement forts est vite brisé. Pourquoi ? Car Seirin explose Kaijo ( Le lycée de Kise ) de façon précoce et très mal amenée. C'est beaucoup trop rapide. On pensait avoir quelques matchs intermédiaires intéressants avant mais non. Tous les matchs exceptés ceux de la Kiseki no Sedai sont nuls à en crever. C'est pas captivant, on voit Kagami dunker à 10 mètres du panier toutes les cinq secondes après avoir reçu une passe Misdirection de Kuroko. C'est vraiment dommage. Je n'ai pas parlé des débuts de l'équipe exprès. Les facultés de Kuroko avaient beaucoup étonné les membres, pensant que son ancienne adhésion à Teikô était une vaste blague. Tout ceci était bien mené, vraiment. Mais tout est gâché par cette pseudo-facilité à gagner. Et je ne parle pas que des matchs intermédiaires mais aussi des matchs importants. Le match contre Kaijo était intéressant, certes, mais avec du recul, c'était juste mauvais. Avec la Kiseki no Sedai qui s'élève au nombre de cinq ( six ) membres, on pensait avoir affaire à des monstres, des durs à cuire, des génies purs et simples. Mais non, Kagami et Kuroko extermine Kise d'un mouvement de bras et c'est fini, premier adversaire vaincu. C'est trop mal amené, c'est nul. Mais bon, ce n'est que le début alors continuons.

Et c'est là que j'ai compris à quel point nous étions des pigeons. Cet animé est encore fait avec schéma pré-calculé. Exemple : Dans la saison une, deux membres sont défaits. Dans la deuxième, deux autres et un seul pour la dernière. Si c'est juste pour alimenter un sentiment de puissance, c'est raté. Je m'explique : Les deux plus mauvais sont défaits au début. Puis les deux bons et enfin, le meilleur. C'est ce que je pensais et je trouvais ça ridicule mais, j'ai quand même été un peu surpris. Il y a plusieurs matchs contre les mêmes membres. Et ça, c'est pas dégueulasse. Même si on sait que c'est juste pour prouver la progression de Seirin et des autres lycées, on aime bien quand même les petits " Rematch ". Bref, j'en étais où ? Ah oui, chacun des membres de la Kiseki no Sedai sont quelques peu caricaturaux au bout d'un certain temps. On a le type joyeux hors du terrain mais qui devient une bête à l'intérieur. On le mec ténèbreux hautain. Le joueur talentueux mais flemmard. L'énorme monstre qui fait que bouffer et le génie qui considère le reste de l'humanité comme de la merde noire. Au début, je me disais.. " Bon, ça va, des clichés, il y en a toujours. " Certes, il y en a, mais je ne pensais pas avoir affaire à un défilé de Teletubbies. C'est assez simple. Kise a les cheveux jaunes, les yeux jaunes et son nom vient du mot " Jaune ". Pareil pour Aomine et les autres crevards. C'est un peu con mais on reprend vite nos esprits, cela reste un animé de sport donc on se dit qu'on va " essayer " d'ignorer les remarques physiques désobligeantes et qu'on va se concentrer sur le jeu et le scénario. Et finalement, de ce côté-là, c'est pas mieux en fait.

Bah, dans un animé de sport, on attend généralement à ce que cela colle avec la réalité, histoire de s'identifier aux personnages. Eh bah non. Entre la discrétion de Kuroko qui soûle pas mal. " Olala, je ne t'avais pas vu, c'est incroyable, quelle puissance ! " Non. Juste non. Entre Kagami qui fait des sauts de fou furieux. ( Et vous avez vu ses sourcils ? Non mais sérieusement, est-ce que c'est juste POSSIBLE de rendre un personnage charismatique avec des sourcils de la superficie d'un bras ?! ) Kise qui vole littéralement dans les airs quand il fait un dunk. Midorima qui envoie des trois points depuis l'autre bout du terrain juste grâce à la " chance ". ( J'avais beaucoup ris. ) Et là, je dis STOP ! Je venais de faire une découverte. Une découverte qui allait bouleverser tout le développement de l'animé : La Zone. Donc, on va expliquer ce que c'est... La Zone, en gros, c'est quand le joueur concentre ses cinq sens à 100% dans le jeu. Il devient donc assez cheaté car sa vitesse est doublée, son agilité aussi, etc... C'est là que Kuroko no Basket dépasse un palier qui ne fallait pas dépasser, celui du surnaturel. Excusez-moi, mais quand je me donne à fond en jouant au Basket, j'ai pas de l'électricité qui me sort des yeux hein. Bon, je continue : On avait donc Aomine qui pouvait rentrer dans la Zone quand il le voulait. Kagami a pu y rentré juste après aussi. Jusque-là, ok, ça va, j'accepte. Puis on a Murasakibara, le titan du terrain qui peut sauter à 4 mètres de hauteur et qui contre toutes les balles. Et Akashi, mais j'y reviendrai après. Donc on regarde les matchs, on aime bien parce que l'on ne s'ennuie pas tellement. On regarde Kagami VS Aomine dans la Zone, puis Murasakibara VS Kagami une nouvelle fois, tout en passant à travers les différents power-up ridicules de Kuroko. C'était quoi déjà ? Ah oui. Le Vanishing Drive, le dribble où tu disparais, youhou. Le Phantom Shoot, le tir où le ballon disparait, yahou. La Ignite Pass ( Kai ) là où le ballon devient une putain de fusée, yahihou ! La Misdirection Overflow, là où... Tous les membres de l'équipe disparaissent ! Toujours plus dans Kuroko, c'est pitoyable. La technique de Misdirection basique suffisait amplement sérieusement. Mais non, on veut vraiment sortir du cadre de type " Basket " pour passer " Méga Basket Hardcore avec des supers-techniques de merde ". Bref, on arrive au dernier match contre Akashi après 70 épisodes. J'avais juste oublié de préciser que ceux qui ont fait cet animé sont vraiment des crasseux. Quand un membre de la Kiseki no Sedai n'a pas de Zone ou autre choses Dragonballesque, on pond un super pouvoir de merde. Exemple : Kise utilise la Perfect Copy. Devinez ce qu'il peut faire. Devinez franchement. Bah il peut imiter TOUTES les techniques des autres membres de la Kiseki no Sedai. Et pourtant, bah il perd alors que Kagami n'est pas rentré dans la Zone de tout le match. Logique owned. On a Murasakibara.. Alors, attention, lui, c'est violent : Le Thor Hammer. Il créait une putain de tornade pour dunker et démonter littéralemment le panier. Tout ceci dans un cri extrêmement viril. ( Thoooooooooor Hammeeeeeeeeeeeeeeeeeer ! ) Et on a Akashi, c'est de ça qu'on va parler tout de suite.

Alors Seirin VS Rakuzan. On s'attendait vraiment à un match d'anthologie. Bon, évidemment, il dure je sais plus combien d'épisodes. Au moins 4 ou 5. Et donc on découvre le pouvoir d'Akashi qui est l'Emperor Eye qui est putain de stylé mais tellement abberant avec du recul. Le type peut prévoir le futur et voler la balle à l'adversaire. Et c'est pas tout, le mec peut soumettre n'importe qui. C'est assez simple, il fait un putain de dribble chelou, il t'ordonne de te mettre à genoux et voilà, tu es maintenant un gros soumis. J'ai pleuré quand il a fait à Hyûga mais à Kagami, j'étais content ou encore Midorima. Le type respecte personne, j'adore ça. Bref, et donc là, on se dit que Seirin va perdre et qu'on va finir sur une bad-end, chose qui serait assez classe avec une petite morale qui comme quoi : " Je suis absolu et vous, vous êtes mes pions. " Ça aurait été stylé mais non, à la place, on nous pond l'horreur la plus horrifique présente dans un animé/manga, le fucking pouvoir de l'amitié. Je m'explique.

Kagami a en gros " dépassé " la Zone pour rentrer dans un truc chelou, la Direct Drive Zone. Je sentais le power-up inventé au dernier moment car Akashi était trop fort et que même les studios ne s'avaient pas comment le faire perdre. Et c'est là que je vois sur mon écran : " Il y a une condition pour rentrer dans la Zone. " Et donc la condition pour que Kagami rentre dans la Zone est... La volonté de se battre pour son équipe et pour ses amis. Non... Pas ça... Pas le pouvoir de l'amitié. C'est là que Kagami rentre dans la seconde Zone et défonce Akashi. Voilà, c'est fini. On nous sort le putain de pouvoir de l'amitié à la fin et ça, ça me rend fou. J'ai l'impression d'avoir été berné je crois. C'était déjà plus marrant que voir la condition d'Akashi qui était de ne plus avoir confiance en ses coéquipiers... Bref, je m'égare..

Sans compter les incohérences dû au sport, car oui, il existe pas mal d'incoréhences dans le manga/animé. C'est à se demander si l'auteur a au moins vu un match de Basket dans sa vie. J'ai plus les exemples en tête mais je me rappelle d'une anecdote sympathique où on voit Kagami faire un " marcher " ( Ce qui est une violation des règles. ) dans un opening. Bref...

En conclusion, Kuroko No Basket est un animé médiocre. Certains aimeront, d'autres non. Personnellement, je suis assez mitigé. Le concept de la Génération des Miracles au début était bon. Les personnages étaient classes et puis petit à petit, l'animé perd de son éclat pour aboutir à un truc fade réchauffé. Les animés de sport ont toujours été à double-tranchant et le seront toujours. Mais ce n'est pas pour ça que Kuroko est un animé merdique. Juste un animé sportif avec de la sueur aussi épaisse que de la boue, du pseudo-Yaoi et une scène boobesque dans la piscine. C'est mignon. Les graphismes sont pas mauvais, l'animation est bien réalisée, sur ce point rien à dire, la forme de l'animé est bonne mais pour ce qui est du fond, c'est à revoir. Tout ce que j'espère, c'est que cet animé n'aura jamais de suite, si c'est pour continuer à ruiner le manga avec une autre Zone et encore... On a déjà été servi dans les nouveaux scans de Kuroko no Basket : Extra Game. Vous savez, la technique ( De merde ) nommée " L'instinct bestial " dans l'animé. Ce truc ridicule qui fait correspondre différents félins aux joueurs. Kagami pour le tigre, Aomine pour la panthère, etc... Bah, dans le Kuroko Extra Game /\ ATTENTION SPOIL DES FAMILLES /\ Nous avons l'instinct bestial du T-Rex. Du dinosaure. À gerber, tout simplement. J'ai pourtant énormément ris en voyant ça. Mais passons, je m'égare une nouvelle fois.

Kuroko no Basket est donc un animé moyen. Et en plus, ça donne un peu trop d'espoir aux pratiquants du Basket...

Bah ouais, j'ai essayé de faire un 3 points depuis l'autre bout du terrain et je n'ai ressenti qu'une seule chose.

  • Déception * Comme l'animé quoi.
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