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Once Upon a Time par Aymeric Walden

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Il était une fois Storybrooke, une petite ville du Maine, peuplée d'habitants issus des contes de notre enfance.

C'est sur cette idée de base qu'Adam Horowitz et Edward Kitsis manœuvrent à leur aise un vaste délire qui ne manque pas de générosité.

Une malédiction a exilé les personnages de nos contes de fée préférés de leur contrée enchantée pour atterrir dans notre monde, les rendant amnésiques. Du moins la malédiction se maintiendra-t-elle jusqu'à l'arrivée providentielle d'une enfant de leur monde qui doit, selon la prophétie, les rappeler à leur véritable nature et ainsi les libérer du joug de la méchante Reine, réincarnée en Madame le Maire.

Alors que d'autres œuvres de fantasy privilégient le développement psychologique des personnages, Once upon a time appartient encore à la vieille école tolkienienne qui oppose le bien et le mal dans une lutte jusqu’au-boutiste. Le personnage de Regina, La méchante Reine, en est l'incarnation la plus parfaite, elle qui, assoiffée de vengeance, ne rate pas une occasion retorse de dresser des obstacles sur la voie des gentils.

Parmi eux l'on croise tout de go Jiminy Cricket, Pinocchio, Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, les 7 nains, Le Prince Charmant, Le Capitaine Hook, Le Chapelier fou, etc... peu manquent à l'appel... tous revus et corrigés par rapport aux contes initiaux qui constituent le matériau de base d'intrigues rocambolesques, pour le pire et le un peu mieux, et il faut le dire, tirant parfois en longueur la série qui aurait pu se contenter d'une dizaine d'épisodes par saison (au lieu de 24) pour mener à terme son arc principal.

Le personnage de M. Gold présente un peu plus d'intérêt. Sorte de demi-dieu contractualiste omnipotent qui conclut des marchés roulant uniquement pour sa bosse. Du moins, tant qu'aucune attache affective ne le mette en état de faiblesse. Nombreuses sont les correspondances entre Rumplestillskin et Merlin tel qu'il est décrit dans les cosmogonies nordiques comme étant le fils du diable. Merlin est l'instigateur de tout, depuis l'accès d'Arthur au trône, jusqu'à la Table Ronde en passant par la quête du Graal. Rumplestillskin est un peu similaire. Il échange des faveurs moyennant des nouveaux-nés, qui réapparaitront pour jouer un grand rôle, enrôle tel personnage pour une mission, lit dans l'avenir comme un puzzle dont il faut rassembler les pièces.

Hélas, cela ne suffit pas à contrebalancer les lacunes de scenario, usant trop souvent de grosses ficelles, même pas rattrapé par la laideur des décors réalisés sur fond vert, conférant un aspect jeu-vidéo cheap qui dénote avec le ton enfantin de ces contes enchantés.

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