Suits, avocats et duchesse sur mesure

Avis sur Suits : Avocats sur mesure

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Il aura fallu huit saisons et un mariage princier pour arriver au bout de cette grande série d’avocats, si médiatisée grâce à Meghan Markle.

Encore des avocats ?
Le monde des séries n’arrive plus à compter le nombre hallucinant de shows sur le milieu de la justice et plus particulièrement celui des avocats. Pour bien présenter Suits, commençons par le plus grand avocat de New York, Harvey Specter. Passons ensuite à son nouvel assistant, Mike Ross, brillant jeune homme doté d’une mémoire photographique avec un passé qui occupera plusieurs saisons. Il faut aussi citer l’emblématique Louis Litt, concurrent et ami des plus atypiques d’Harvey, mais aussi excellent avocat. Pour terminer la secrétaire d’Harvey, Donna Paulsen, personnage important sur l’ensemble de la série et naturellement Rachel Zane, qui deviendra l’épouse de Mike, mais également celle d’un certain prince …

Une distribution d’enfer
Ce qui fait la différence entre toutes ces séries d’avocats, ce sont les personnalités des personnages, mais surtout les acteurs qui les incarnent. Gabriel Macht, qui joue Harvey est d’une arrogance et d’une suffisance qui n’a d’égal que son brio d’avocat. Il a redéfini le rôle de l’avocat de façon si magistrale que toute la série est basée sur son personnage. Rick Hoffman incarne le chien fou, l’ami, le casse-couille au physique pas facile. Rappelez-vous de cette scène mémorable dans le film Le jour d’après, où un mec énervant parlait très fort sur son portable dans un bus new-yorkais. C’était lui ! Et il était déjà casse-couille à l’époque. Patrick J. Adams est Mike, acteur avec pas mal de bouteille, mais qui n’est jamais vraiment sorti du lot. Il offre pourtant le rôle pivot de la série et le fait de manière très convaincante. Sarah Rafferty est Donna. Un rôle absolument hors-norme qu’elle joue avec un brio et une dignité incroyable. Elle redéfinit elle aussi l’image de la secrétaire juridique … du grand art ! Gina Torres, Amanda Schull, Katherine Heigh, Dulé Hill et Meghan Markle, jouent des seconds rôles tellement importants et avec tellement de talent, que ne pas les citer serait une injustice. Et quand on parle d’une série d’avocats, il faut éviter les injustices. Toute cette distribution, au long de ces nombreuses saisons, est vraiment très haut de gamme. Elle a permis à cette série de monter très haut en qualité et en audience.

Une vraie fin
Le monde des séries, depuis maintenant quelques années, nous offre de réelles et intéressantes fins. Avec une conclusion et une explication des différents chemins que vont prendre les protagonistes que nous suivons depuis plusieurs saisons. Suits réussit haut la main cette conclusion et termine son histoire de façon intelligente et morale. Naturellement le personnage de Meghan Markle n’est pas présent physiquement, mais son ombre est bien là et quelques images d’archives permettent un final avec une émotion assez rare. Une belle réussite.

Générique
Une série culte se doit d’avoir un générique qu’on retient et qu’on reconnait dès la première note. Si Suits ne sera peut-être jamais une série culte, son générique quant à lui répond pourtant à ces critères. Le groupe californien Ima Robot interprète Greenback Boogie. Ce single, sorti en septembre 2010 et inclus dans l’album Another Man’s Treasure, est sélectionné dès le début de la production pour donner le rythme et le ton de la série. Très bon choix.

On zappe ou on matte ?
Pour les fans de la série, cette dernière saison vous apporte tout ce que vous désirez voir depuis le début. Les conclusions sont intéressantes et même surprenantes, mais la trame du show est toujours la même depuis le début et elle ne vous décevra pas. Pour les autres, huit saisons, c’est hard, mais ça vaut le coup !

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