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Avis sur The Office (US)

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Difficile de résumer neuf saisons et près de 200 épisodes de pur comédie et d’hilarité. N’ayant pas vu la version originale britannique, je ne connaissais celle-ci que de nom et vaguement par les mèmes qui peuplent internet. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si ce n’est un aperçu du monde du travail administratif dans cette contrée paradoxale que sont les États-Unis. Et je dois admettre que je n’ai pas été déçu !

Les premières saisons posent le décors et permettent ainsi d’introduire les personnages et la dynamique qui les lie entre eux, et bon sang, quel brochette ! Difficile de n’en retenir qu’un, car aussi bien les principaux que les plus secondaires se révèlent un pur bonheur. Le gros point fort de cette série réside dans cette dynamique entre les personnages, une dynamique qui évolue au fil du temps (l’OTP entre Jim et Pam, la bromance entre Jim et Dwight, le trio Angela/Kevin/Oscar, le couple Andy/Erin) ou pas (la servitude de Dwight envers Michael, qui en profite, ou bien la relation entre Michael et Tobby, le couple Ryan/Kelly), là où la série elle-même suivra son concept jusqu’au bout, et qui lui donnera donc l’impulsion pour aller toujours plus loin.

Le format court aide beaucoup à rendre efficace l’aspect comique et même si certains épisodes seront un peu en-dessous des autres, d’autres se révèleront jouissifs. Les gags, parfois improvisés, vont toujours plus loin, sont toujours plus recherchés et subtils, mais cimentent les liens de cette équipe pour le moins incompétente, à l’image de Michael. Chaque personnage aura une personnalité propre, un caractère bien défini, et une nouvelle fois, d’épisode en épisode, cet aspect se verra renforcer et saura subvertir nos attentes pour notre plus grand plaisir.

À mon sens, les saisons 3 à 6 seront les meilleures, car elles regroupent les meilleurs gags, les moments les plus hilarants et intenses, et des intrigues globales qui nous donnent envie des les dévorer. Sur les dernières saison, le départ de Michael se fera sentir et pèsera plutôt lourd sur l’ensemble. Si la série est parvenu à ne pas s’écraser à son départ, grâce au reste de son casting et à quelques idées bien pensées, on notera toutefois une nette baisse. Le final sera en revanche satisfaisant sur plusieurs aspects, aussi bien nostalgique que scénaristique. L’évolution des personnages au cours de ces saisons centrales, notamment celui de Pam, sera ce qui ressortira le plus, et pourtant chacun réussira à rester fidèle à lui-même.

C’est là que l’écriture sera la plus efficace et incisive, car non seulement cette série s’avère hilarante, mais elle dresse aussi un portrait peu flatteur du monde des corporations américaines et de leur fonctionnement, où l’incompétence est récompensée en dépit des résultats. C’est pour cela que les saisons centrales seront le plus efficaces, car si la première saison permet d’introduire le quatuor principal et la seconde le reste de l’équipe plus en détail, les suivantes permettent d’exploiter leurs personnalités jusqu’au bout, sans pour autant se tarir ou lasser. C’est là le point fort de la série : celle-ci parvient à ne pas s’essouffler, à ne pas s’épuiser, à toujours se montrer drôle et pertinente. Seule la dernière saison commencera à montrer des signes de faiblesses, mais principalement parce que ça sera celle où l’absence de Michael se fera le plus sentir.

Le casting est tout simplement génial. Steve Carrell ne m’a jamais fait autant exploser de rire que dans cette série, que ce soit pour sa faculté à improviser ou à se plonger dans des situations toujours plus improbables. Les autres acteurs et actrices n’en sont pas sans reste, y compris pour les rôles les plus secondaires, car toutes et tous se révèlent brillants dans leur rôle, toujours prompt à rendre leurs personnages aussi bien attachants que détestables, hilarants que touchants, appréciables qu’effrayant. Cette série offre un casting et des personnages parmi les meilleurs que j’ai pu voir dans le registre comique, ce qui la rend d’autant plus efficace et drôle. La mise en scène façon documentaire accentue cet aspect-là, car donne à la fois un aspect plus intimiste et proche des spectateurs. Les petites interviews sont un délice et je ne parle même pas des instants où l’interaction des personnages avec l’équipe de tournage, par de simple regard et expression du visage, en dit bien plus qu’un dialogue lui-même.

Bref, The Office est un petit bijou de comédie. J’ai rarement autant ri devant une série, surtout de cette longévité. Elle a su rester fidèle à elle-même et ses personnages, à se montrer drôle et pertinente, et je l’ai donc dévorée aussi vite que j’ai pu. Même si la fin est un peu en-dessous, cette portion centrale de la série sera parmi mes moments les plus drôles en tant que spectateur, je en compte même plus mes fous rires incontrôlables.

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