Stockholm Syndrom

Avis sur You

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« You », c’est toi, cela signifie désigner quelqu’un par le biais de la parole. Désigner par « tu » démontre une certaine proximité entre les individus aptes à se tutoyer dans leur relation. Mais ne nous y méprenons pas, « You » dans les langues anglo-saxonnes n’est pas seulement une signification de tutoiement, c’est aussi par son biais qu’ils expriment le vouvoiement. Ce « You » dont on ignore s’il signifie « toi » ou « vous » serait alors une manière d’apostropher les individus de manière individuelle en leur disant : «  Toi qui me regarde, qui me voit », ou d’apostropher le groupe de spectateurs dans sa totalité : «  Vous qui me regardez, qui me voyez ». « You », c’est un mot bref, en une seule syllabe, mais cette syllabe a su se faire une place dans l’industrie gigantesque qu’est celle de la série depuis l’arrivée des plateformes de streaming telle que Netflix. Cette syllabe désigne depuis 2018 le nom d’une série pensée par Greg Berlanti et Sera Gamble. Après avoir entendu de nombreuses fois ce nom pendre à la bouche de spectateurs, j’ai décidé après la récente diffusion de la saison 2 de découvrir ce dont tout le monde parlait.
Joe, c’est un prénom qui parait familier, il sonne doux lorsqu’il sort d’une bouche qui n’a nul besoin de peiner à l’articuler, parce que Joe ce n’est qu’un son après tout. Cependant, dans cette série, il faut se méfier du gentleman qu’est Joe, il n’est pas si doux qu’il n’y parait. Joe (Penn Badgley) est l’incarnation masculine d’un homme blanc d’une trentaine d’années, cheveux bruns, yeux bruns, de taille moyenne, sa corpulence reste habituelle. Il a tout l’air d’un possible homme idéal, d’un voisin parfait, serviable, d’un employé renseigné et dévoué à sa passion pour les livres.
À l’heure d’une société numérisée, « You » fait son entrée et nous montre d’une façon relativement féroce qu’il n’y a pas que par le biais des réseaux sociaux que l’on peut s’amuser à cacher ou modifier notre identité. L’image de soi nous appartient, nous définissons qui nous sommes dans la manière dont nous nous montrons aux autres. Cette représention de soi peut être mise en lien avec une notion de mise en scène de notre personnalité, donner l’illusion d’être quelqu’un d’autre, mentir etc…Lors de relation de communication interpersonnelle avec les autres, nous sommes maitres de l’image que nous renvoyons, par ce que nous disons, mais également à travers nos actes. L’homme, comme celui incarné par Joe est fait de multiples identités, ces différentes identités sont en corrélation les unes avec les autres mais savent être autonomes. Regardez-vous, vous ne serez jamais la même personne avec vos ami.e.s, votre famille, votre compagnon.e. de vie, vos enfants. Une des aptitudes de l’être humain est d’avoir la possibilité de s’adapter à tout nouvel environnement, que celui-ci soit social ou naturel. Nous ne sommes que l’illusion d’un « soi ».

Le bien VS le mal

Les notions de « bien » et de « mal » émergent avec le philosophe Spinoza. Chaque individu a sa notion de ce qu’est le bien et de ce qu’est le mal. Cependant qui sommes nous pour réellement décider si telles ou telles actions ont le mérite d’être classées dans la catégorie de la positivité ou de celle de la négativité ?
Joe, personnage principal de la série, être perturbé de manière psychologique passe beaucoup de temps à se parler à lui même. Et pas seulement, puisque nous, en tant que spectateur sommes dans une situation où nous avons cette impression de nous retrouver dans sa tête. Nous sommes placés en tant que témoin auditif de ses pensées (les plus sombres soient-elles). Si Joe a tant de mal à y voir clair dans sa démarcation du bien et du mal cela n’est pas sans raison. De la même manière que beaucoup de personnages dans d’autres séries ou films Joe est l’un de ceux qui a vécu une enfance torturée, tourmentée par des parents instables, violents et irresponsables. C’est d’ailleurs souvent l’une des excuses que l’on peut trouver pour ce genre de protagoniste délirant, ayons pitié de lui, prenons en compte qu’il n’a pas eu un début de vie facile et qu’il est loin d’avoir reçu le meilleur des modèles d’éducation, nous reviendrons sur ce sujet plus tard.

« I don’t want to hurt you », c’est avec des yeux paniqués et une voix persuadante que Joe s’adresse à ses « victimes » ou dans un premier temps nous les appellerons simplement les individus qu’il a pour cible et qu’il retient dans une cage de verre. L’un des plus grand vide dans le coeur de ce personnage c’est la peur de se retrouver un jour seul, sans personne pour l’aimer. Il aime être aimé, et lorsqu’on l’aime il aime si fort en retour qu’il est prêt à réaliser n’importe quoi pour entretenir cette flamme qu’il a réussi à créer. En parlant d’amour, n’avons nous pas également notre propre façon de le voir ?
Soyons honnête, Joe est un assassin certes doué d’une certaine intelligence, mais il ne s’arrête pas à cela, avant de devenir un assassin, c’est avant tout un psychopathe et un sociopathe. Le résultat de ce trio de choc est assez explosif, Joe a beau toujours tout prévoir, la fin ne se termine jamais comme il l’avait imaginé. C’est pourquoi lorsqu’il en arrive au geste fatidique, c’est comme s’il devenait quelqu’un d’autre, on en revient alors à cette idée d’identités multiples. Lorsque son regard se relève de ce qu’il a fait, celui-ci est rempli de peurs et d’angoisses, on se retrouve dans une situation où la personnalité initiale de Joe refait surface. Il prend alors conscience de son acte et se rend finalement compte qu’il n’y aura aucun retour en arrière possible. Le sang de sa victime coule déjà sur ses mains, il est maintenant trop tard pour le retirer. La fin de ses histoires d’amour me rappelle une citation venant du chanteur français Lomepal : « Notre histoire n’aurait jamais pu finir dans le calme et la tendresse… ». Trop de secrets et trop de mystères finissent toujours pas éclater au grand jour avec une puissance décuplée.

Cette violence qu’il juge involontaire vient donc de son enfance. Joe est victime d’un père violent et d’une mère battue. Lorsque des flash-back ont lieu on retrouve dans la bouche de son père des mots que lui aussi se retrouve à dire à ses victimes.
Dans la vie d’un enfant et de son apprentissage de la vie, l’éducation des parents est l‘un des premiers rapports qu’il a au monde, c’est donc sur ce modèle parentale que l’enfant se référera. C’est pour cela que nous pouvons dire que Joe a recours à un principe de mimétisme, il reproduit ce qu’il a vu étant petit, ce qui pour lui était son quotidien donc ce qui lui paraissait être normal. Joe serait-il bloqué dans cette vision qu’il lui reste du rapport entre l’homme et la femme ? Lorsqu’enfermées dans leur cage, il s’adresse à ses victimes en leur affirmant qu’il ne veut pas leur faire de mal mais qu’il veut juste qu’elles les aiment comme lui les aiment. Ce manque d’amour n’est pas un manque d’amour venant d’une simple femme, c’est un amour maternelle que Joe n’a jamais connu et par lequel il est obsédé. N’ayant jamais été la priorité de sa propre mère, il recherche à être celle d’une femme qu’il désignera.

Joe n’est pas le seul à se retrouver tiraillé entre le « bien » et le « mal », il arrive que face aux circonstances le spectateur lui même se retrouve dans une situation de confusion. Il ne sait plus vraiment ce qu’il doit penser ni même comment il doit réagir face à ces situations. Doit-il rire ? Doit-il pleurer, s’inquiéter ?
Le spectateur en arrive à un point où il se remet lui même en question, il remet en question sa morale lorsqu’il se retrouve à éprouver de la compassion et de l’empathie pour Joe. Qui n’a pas culpabilisé en se rendant compte qu’il tenait au personnage ? Cette série a su jouer avec nos sentiments et nos émotions à l’égard à la fois de Joe mais aussi de ses victimes. Une stratégie très simple explique le pourquoi du comment il est possible de se surprendre à être attaché à un personnage que l’on rêverait de juger immonde. Ce qui rend donc cette dépendance affective possible c’est le fait de placer Joe dans le rôle d’un personnage au sommet de la normalité. Joe aide son prochain, ses voisins en difficulté, il est toujours prêt à jouer au héros. Aux premiers abords il a recours à un comportement des plus normaux, il réalise des gestes quotidiens, fait ses courses, c’est un personnage auquel on peut très vite s’identifier. Et cette idée d’identification est un principe très récurent dans les films ou séries, que cela soit au sujet de personnages des plus normaux ou des plus torturés on essayera pour la plupart du temps de vous permettre de vous reconnaitre en eux. Pourquoi ? Tout simplement parce que se reconnaitre dans un personnage nous fait comprendre que le contenu proposé nous correspond donc nous sentons cette attache et cette envie de continuer. Se reconnaitre en quelque chose nous donne l’impression d’en apprendre plus sur nous même.
Toutefois; il sera plus facile pour un homme de s’identifier à Joe que pour une femme, les femmes spectatrices auront surement elles, plus de facilité à se comparer aux victimes. Il reste néanmoins une curiosité, en tant que spectateur nous essaierons de comprendre la manière de penser qu’a Joe qui se démarque des nôtres.

Syndrome de Stockholm

Ressentir de l’empathie et se sentir attaché à la personne qu’est Joe peut avoir de lourdes significations. Cela signifierait que si nous nous retrouvions à la place des femmes qu’il tourmente nous pardonnerions Joe et nous resterions à ses côtés ? C’est ici que nous ferons apparaitre l’idée du syndrome de Stockholm. Le syndrome de Stockholm c’est celui qui intervient lorsqu’une personne est retenue en captivité pendant une certaine période auprès de ce que l’on appellera son bourreau. Dans « You » il n’est pas réellement question de captivité car les femmes présente dans l’histoire sont initialement toutes consentantes à la relation qu’elles entretiennent avec Joe. Cependant d’une manière ou d’une autre Joe les retient « prisonnière » en agissant de manière à ce qu’elle ne parte jamais. Ces femmes sont inconscientes de la réelle situation dans laquelle elle se trouve. Elles en prennent conscience à partir du moment où elles se retrouvent de l’autre côté de la vitre à observer Joe en essayant de comprendre comment elles en sont arrivées là. Ce moment de réflexion qu’elles ont dans cette cage, leur permet justement de recoller les morceaux du début à la fin et de découvrir que depuis le commencement de cette relation aucune des actions de Joe n’étaient sans signification ou spontanée. C’est sous cet angle que j’ai voulu aborder ce syndrome car d’une certaine façon ces femmes en sont victimes.
En tant que spectatrice je me suis sentie légitime de faire référence à ce syndrome car le spectateur voit tout, entend tout, il se retrouve dans une position de point de vue omniscient. Il est à la fois dans la tête de Joe, au bord de ses lèvres, il est en capacité de savoir tout ce qui y est dit. C’est grâce à cette place que j’occupe en temps que spectatrice que je peux me placer dans un rôle de témoin oculaire car je suis témoin de tout ce qu’il s’y passe. J’ai su avant ces femmes dans qu’elle situation elles se trouvaient réellement, c’est pour cela que dès le début dans mon esprit elles ont acquérir ce statut de victime face à leur bourreau qu’elles ne soupçonnaient en aucun cas.

Au-delà des simples personnages féminins, nous pouvons également dire que les spectateurs eux-mêmes sont victimes de ce syndrome. Le spectateur face à « You » est sous l’emprise de la personnalité de Joe. La personnalité et l’histoire de son personnage est si complexe qu’il en devient difficile de se dire que l’on puisse le détester. Comment détester un homme qui est prêt à tout pour la femme qu’il aime ? Mais surtout, comment détester un personnage si tourmenté et troublé, conscient de sa complexité et qui tente même d’y lutter ?
Le spectateur en est même arrivé à un point où il essaie de légitimer et d’expliquer les actes de Joe. Lorsque celui-ci commet ses meurtres, l’histoire est tournée et écrite pour que nous en tant que public, nous finissions par nous dire que Joe avait de bonnes raisons de faire ce qu’il a fait. Ses victimes ne sont autres qu’un homme drogué totalement indifférent à l’existence de la femme qu’ils côtoient en commun, ou une femme manipulatrice prête à tout elle aussi pour obtenir rien que pour elle la compagnie de cette même femme ou encore un homme que l’on peut considérer comme un pervers sexuel qui prend plaisir à côtoyer des jeunes filles mineures. Joe est-il un pervers sexuel ? Dire non, serait une réponse trop absolue, n’oublions pas que Joe a recours à la masturbation en observant une de ses femmes par la fenêtre de son appartement, ou encore que celui-ci assiste aux ébats qu’elle partage avec un autre homme. Toutefois lorsque Joe est en relation avec ses victimes il n’a pas recours à des violences sexuelles. Joe torture-t-il ses victimes ? Oui et non, être enfermé peut être vu comme une torture, être coincé entre quatre murs est loin d’être la situation la plus agréable. Toutefois il prend soin de faire attention au bien-être de chacune de ses victimes en leur proposant un espace certes confiné, dans lequel il leur apportera des fournitures qui pourront leur paraitre familier, comme s’il essayé en vain de reproduire un espace plaisant.
Lorsque je visionnais la série, j’ai observé que l’assassinat d’une femme par la main de Joe n’était jamais montré à l’écran, seulement signifié (les marques sur le cou, le corps allongé dans le sang). Cependant lorsque Joe tue un homme le spectateur peut assister à toute la scène, du début du meurtre, jusqu’au dernier souffle du défunt. J’ai également pu remarquer que lorsqu’une femme était tuée par la main d’une femme au fil des épisodes, le spectateur pouvait également assister à toute la scène. On peut alors se demander s’il serait moins violent pour un public de voir des hommes se faire tuer par un homme et des femmes par une femme qu’inversement ? Est-ce une manière de la part des deux réalisateurs de la série d’éviter un choc trop violent pour ses spectateurs ? Une manière pour eux d’être préservés d’images peut-être jugées comme trop difficile à regarder en face…

Malgré la manière « positive » dont j’ai exposé ci-dessus les comportements de Joe, la notion de morale à ses raisons d’apparaitre ici même. Car donner raison à Joe dans les gestes que l’on peut qualifier d’inhumain ou d’homicide présupposé involontaire, cela serait en quelque sorte légitimer tous les actes odieux qu’on pu commettre d’autres hommes ou d’autres femmes à l’instar d’autres être humains. Serions-nous réellement capable de dire que les hommes de ces 149 femmes tuées l’année dernière en 2019, les ont tué par amour ? Serions-nous capable de leur dire : «  Ne vous inquiétez pas, vous étiez seulement hors de contrôle. Nous comprenons votre geste, nous sommes conscients que ce modèle de violence vous avez grandit avec.». Allons donc dire cela à ces femmes qui n’ont jamais demandé à mourir.
C’est part cette manière de penser la série et de la voir au delà d’une simple fiction que le spectateur en arrive à être dérouté de ce qu’il ressent pour Joe. En tant qu’individu sain et porteur d’une certaine morale et de multiples valeurs, il est quasiment impossible de légitimer les actes de Joe sans se dire à nous même que nous sommes immonde de ressentir une telle empathie pour un personnage comme celui qu’il incarne. On se retrouve alors dans la même situation que Joe, nous nous parlons à nous même, c’est une activité habituelle chez chacun d’entre nous. Sauf que cette fois-ci, nous débattons avec nos propres pensées, l’origine du discours n’est pas la même.

Le prince charmant 2.0

En mettant de côté les parts sombres de ces histoires, n’oublions pas qu’un des sujets principaux que la série traite est bel et bien celui de l’amour. Parce que oui, mis à part les meurtres et les observations obsessionnelles, les relations entre Joe et les deux femmes de ces deux premières saisons, peuvent réveiller un certain fantasme chez le spectateur.
Joe décerne toute son attention autour d’une femme, n’est-ce pas ce que tout homme ou toute femme recherchant une personne avec qui partager leur vie demandent ? La notion de l’attention me parait très intéressante. Car jusque là rien d’ambigu, dans une relation tout le monde recherche à être le centre de l’attention de la personne qui nous plait. Prenons pour exemple le mot « crush », l’expression nouvelle qui est « j’ai un crush », cette manière de désigner la personne qui nous plait est tout simplement une façon plus enfouis de signifier que nous avons une cible ou encore « quelqu’un dans le viseur ».
Si l’on réfléchit bien, nous avons tous déjà été observé l’Instagram, le Facebook ou encore le Twitter de ce « crush » afin d’en apprendre plus sur qui il/elle est à la place de lui demander en personne. C’est donc de cette même façon que Joe « stalk » ses prétendantes.

Tout cela pour en arriver au fait qu’il est tout à fait possible de se surprendre à fantasmer sur la relation qu’a Joe avec ces femmes. Ils entretiennent une complicité, des secrets, des moments intimes, sont présents l’un pour l’autre, tout un cocktail d’éléments qui serait une sorte de recette parfaite d’une relation « idéale ». Ces relations incarnent ce que les jeunes générations appelleraient aujourd’hui le « couple goal ». Ce que j’ai appelé le « prince charmant 2.0 » est loin du beau prince des contes de fées venant sauver sa promise attelé sur son cheval blanc. Ce nouveau prince se retrouve plutôt sous une forme de caméléon apte à se dissimuler dans n’importer quelles situations mais également à s’adapter pour survivre et vivre aux côtés de ce qu’il convoite.
Bien évidemment malheur à celui ou celle qui voudrait réellement d’un Joe dans sa vie…

Réception et conséquences

Après avoir lourdement torturé nos petits et grands esprits « You » aura pu laisser quelques traces dans notre perception du monde ainsi que celle qui nous lie aux autres. Elle aura pu faire naitre chez certains ou certaines d’entre nous une nouvelle intensité de méfiance face à l’inconnu. Serons-nous bientôt victime d’une paranoïa générale ? Car il se trouve que pour le cas d’une série comme « You », nul besoin de chercher à se rassurer soi même et à se dire que ce n’est qu’une fiction donc que cela a nulle chance de se produire dans la vraie vie puisque cela risque d’être un échec total… « You » est loin d’être une fiction, elle peut tout à fait être représentative d’une réalité insoupçonnée.
Cependant j’imagine qu’une part du public n’aura en rien été tourmenté par cette prestation et qu’il sera resté stoïque face à cette production. Ce comportement est synonyme d’une des conséquences de l’omniprésence des images par le biais des nouvelles technologies d’informations et de communications. C’est ce que j’appellerai ici la « multi-exposition », cette nouveauté pas si nouvelle se base sur le principe de placer un public devant des images de façon qu’à force de les voir celui-ci y soit tellement habitué que cela lui paraisse tout à fait normal. Prenons l’exemple des scènes de violences dans des films de guerres ou d’actions, il nous parait aujourd’hui tout à fait habituel de voir des individus se prendre des balles en pleine tête sans même être sous le choc et ne bouger ne serais-ce qu’un seul de nos sourcils. La « multi-exposition » est très efficace pour désensibiliser les individus lorsqu’ils se retrouvent en tête à tête avec certaines images.
J’oses néanmoins espérer que nous ne nous habituerons jamais à voir des scènes de violences où des hommes battent leurs femmes à mort « par amour »…

J.S

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