Smurf a façonné ses fils pour qu’ils deviennent des hommes forts, capables de survivre dans un monde violent. Mais en les élevant ainsi, elle les a aussi enfermés dans le crime, leur laissant peu de place pour une vie normale ou pour leurs propres rêves.
J’aime aussi la partie de son histoire avec Colin, qui est tragique et très triste. C’est le seul homme qu’elle semble avoir vraiment aimé, et leur relation explique en partie ce qu’elle est devenue.
Il voulait protéger, comme on protège une flamme fragile dans le vent. Mais le fracas des tirs a tout emporté, et l’erreur d’un instant a scellé leur destin. Le temps s’est brisé, et ils sont tombés ensemble, dans un silence trop rapide.
La mort de Colin résonne comme un silence trop lourd. Pas de dernier regard, pas d’adieu, seulement le vide. Il disparaît sans bruit, sans trace, sans même la douceur d’un cercueil. Ses enfants naîtront dans un monde où il n’existe déjà plus.
Alors, en elle, quelque chose se fige. Son cœur se durcit pour survivre à ce qui l’a détruite. Mais une partie d’elle s’éteint ce jour-là. Son amour se referme comme une porte qu’on n’ouvre plus. Elle devient une mère distante, parfois presque absente pour ses propres enfants. Une culpabilité profonde la hante, silencieuse mais constante, liée à ce passé qu’elle ne peut fuir. Son traumatisme reste en elle, comme une ombre qui ne disparaît jamais.