Le très bon point du documentaire est d'utiliser uniquement que des images d'archives et non des reconstitutions. En particulier, ce plan du débarquement d'une péniche remplie de soldats canadiens, tournée en caméra subjective et montrée dans toute sa longueur.
Ma grosse déception est le traitement vigoureux et destructeurs de ces images d'archives.
La colorisation d'abord et le traitement du grain et de la netteté de l'image ensuite.
Sur la colorisation des images. Pourquoi pas. Après tout, une image en noir et blanc ou en couleur est toujours une affaire d'interprétation de la réalité. Le problème de la colorisation est qu'en général, elle donne un aspect délavé aux images. La série montre le cinéaste américain Georges Stevens en train de filmer le débarquement. Ce cinéaste a également tourné quelques bobines en couleur en utilisant de la pellicule Kodachrome. Le rendu des couleurs de la Kodachrome y est beaucoup plus éclatant et vif que les images colorisées de la série Apocalypse. C'est une première déception. Mais pas la pire.
La pire est le traitement subit par les images pour les rendre plus nettes et sans granulation. Le rendu est horrible. Les images sont lissées, plates, n'ont plus de matière et perdent même en netteté. J'ai l'impression de voir les mauvaises images basiques et sans relief d'un ancien jeu vidéo sortie il y a une vingtaine d'année.