Vendue comme un huis-clos spatial, cette série a tôt fait de sombrer dans l'ennui de ses prémisses vite balayées pour des intrigues capillotractées. Elle suscitait pourtant la curiosité sur son premier épisode avec, comme lieu de l'action, une station balise, et deux individus qui se retrouvent bloqués dessus. Les minutes s'écoulant dévoilent alors qu'aucun des deux n'a d'objectif innocent, ni n'est là par hasard. S'ensuit alors une cohabitation sous la méfiance, en plus d’interactions conflictuelles avec les IA à bord. Toutefois, la série enchaîne alors divers flashbacks décousus durant des épisodes entiers, ce qui lui confère une allure d'anthologie, dans le but de retracer les évènements avec, à chaque fois, des nouveaux personnages. La présence de Lena Headley ne suffit pas à garder le cap de ce déroulement mollasson, ponctué de quelques effets visuels typiques d'une série SyFy. On passera également sur l'aspect physique complètement à la ramasse, et les thèmes usuels de destinée et intelligence extraterrestre, ainsi qu'artificielle. Sous une meilleure réalisation, et une écriture plus habile, Beacon 23 aurait pu se transformer en survival métaphysique ; malheureusement, le show ne fait qu'empiler des idées en espérant se montrer intelligent.