Cette série japonaise m'a immédiatement séduite et comme elle est courte par rapport aux kdramas les scénaristes nous emmènent tout de suite à l'essentiel. Un coiffeur styliste, Shuji, véritable chien fou, vilain petit canard de sa famille de médecins, se déplaçant en moto se trouve aux prises avec une automobiliste, Kyoko, qui l'a gêné. Echange de mots doux par la vitre baissée. Quand Kyoko ouvre sa portière, le motard s'aperçoit avec stupeur que la jeune femme est en fauteuil roulant. Elle n'est pas handicapée de naissance mais souffre d'une maladie dégénérative invalidante. Intrigué, Shuji la recherche et la retrouve à la bibliothèque de quartier, là où elle travaille.
Bien sûr ils se revoient car tous les prétextes lui sont bons pour retourner à la bibliothèque. Petit à petit se nouent entre eux deux des liens très forts et ils se retrouvent après le travail. Shuji cherche à faire connaître à Kyoko les plaisirs simples pour qu'elle vive au maximum comme tout le monde.
C'est le point de départ de cette très belle série qui outre une belle histoire d'amour montre toutes les difficultés auxquelles se heurtent les personnes en fauteuil.
Si la vie professionnelle du jeune coiffeur est mouvementée à cause de rivalités entre collègues stylistes entre autres, sa vie personnelle est, elle, tout entière tournée vers la jeune femme qui est surprotégée par sa famille surtout par son frère qui ne croit pas à la réalité des sentiments du coiffeur. Ce dernier parvient à empêcher Shuji et Kyoko de se voir et les rend malheureux tous les deux. Heureusement que la mère de Kyoko intervient et le frère comprend qu'il fait fausse route quand il voit le sourire éclatant de sa soeur lors des retrouvailles. Les deux amoureux vont jusqu'à faire des projets d'avenir.
Je suis obligée de dévoiler un peu des éléments de leur histoire pour faire sentir la pureté de cet amour-là, totalement désintéressé. La maladie rattrape Kyoko... ce qui donne lieu à quelques scènes superbes d'une très grande sensibilité notamment quand Shuji demande aux parents de maquiller Kyoko. On a, nous les spectateurs, la gorge nouée et les larmes au bord des yeux.
Quelque temps plus tard, Shuji réalise leur rêve d'ouvrir un salon de coiffure en bord de mer. la première cliente, une petite fille, voyant des photos sur les murs demande où se trouvent les lieux représentés et Shuji, dans une phrase toute simple et totalement bouleversante répond "dans mon coeur".
Les acteurs sont criants de vérité et d'humanité. Takuya Kimura, en coiffeur, joue les chiens fous sensibles qui ne tiennent pas en place comme si c'était sa vraie personnalité. Takako Tokiwa est parfaite dans son fauteuil aussi bien que dans les scènes intimes d'autant plus touchantes qu'elles sont sobres. Les autres acteurs sont parfaits aussi notamment Takanori Nishikawa que j'ai pris pour une femme pendant plusieurs épisodes en raison de sa tenue vestimentaire qui prête à confusion.
J'ai adoré cette série et quitté les personnages et leur belle histoire avec regret au point qu'en écrivant ceci je suis encore toute retournée.