Daniel Bruhl parle bien français et c'est rigolo de le voir face à Alex Lutz mais sinon on est sur un biopic formel plus que classique : l'ascension du couturier allemand (joué par un espagnol) comme le titre l'indique entre 1972 et 1981, de son premier défilé organisé à son intégration dans la maison Chanel à travers sa relation amoureuse platonique avec Jacques de Bascher, également amant d'Yves Saint-Laurent, dont il devient aussi une forme de figure paternelle.
C'est filmé de manière impersonnelle et descriptive, y a pleins de moments juke-box avec des musiques pop d'époque entre les Stones, Bowie ou Kim Wilde, et au final on est plus proches de 'Cruella' que du 'Diable s'habille en prada', c'est ok si vous êtes intéressés par le personnage (dont on ne va pas jusqu'à la mort en 2019) mais si vous cherchez une série d'auteur qui n'a pas l'air d'un téléfilm passez votre chemin.