Introduction gentillette aux séries fantastiques tout public, Believe se révèle rapidement être ennuyeuse au possible.
En gros, c'est le thème -déjà surexploité- d'une personne trop cool avec des pouvoirs trop cools qui voudrait être normale mais qui est pourchassée par des scientifiques pas cools voulant la livrer à des militaires encore moins cools pour en faire une arme coolissime pour les Américains d'Amérique. Et comme on est conditionné à penser que tout quinquagénaire afro-américain est un mentor spirituel en puissance, ben y'a aussi un ancien scientifique black pas cool repenti pour les aider.
De prime abord, la petite morveuse est très attachante. Elle est toute mimi, pétillante, et crédible car elle joue vraiment super bien. Moi-même qui n'aime pas les humains miniatures, j'avais presque envie de lui pincer les joues. ...Et aux vus du pilote c'était bien parti pour me plaire.
Sauf que, là où une approche ambitieuse aurait sauvé la pauvreté du synopsis, les réals ont préféré la pudeur et la redondance du "1 épisode = une histoire". Donc, à chaque épisode, on se coltine la gamine trop cool et altruiste qui croise un clampin malchanceux ; elle l'aide tandit que son papa lui répète de s'occuper de ses oignons, puis lui pige que c'était trop cool d'être gentil, et ils repartent en quête d'une nouvelle quête dégoulinante de bon sentiments.
Bref, il ne se passe pas grand chose. Autrement dit : c'est chiant.
Le sénar ne prend aucun risque, ne surprend pas, se complaît dans un carcan très politiquement correct qui vise clairement une audience familiale. Et les codes de cette même audience sont ici exploités de manière extrêmement fade. Believe est creuse à tel point que dès le 3e épisode je ne regardais plus que du coin de l'oeil en jouant à Plants VS Zombies...
Pourtant, une fois les éléments en place, les choses deviennent plus sérieuses.
Le badtrip à la Carrie, on ne l'aura qu'en toute fin de saison avec un autre personnage aux habilités beaucoup plus débridées. Hélas, ce changement de rythme arrive trop tard et semble, à l'instar de la série en général, limité par un budget mal exploité côté FXs... En résulte non pas un duel mais une belle défilade à grand coup de "même les méchants ont droit à une seconde chance" où la fillette submerge sa nemesis de bonté désintéressée à la Sailor Moon, et use enfin d'un peu de Deus Ex Machina pour la guérir de sa dégénérescence supposée incurable. (Là aussi, je m'attendais pas forcément à voir des paillettes lui sortir des mains mais bon un petit effet visuel pour donner de la consistance à ses pouvoirs ça aurait été sympa quoi)
Voilà, donc y'a 13 épisodes. Notez que le dernier c'est le 12 ; le 13e étant un épisode non-diffusé sensé se placer entre le 2e et le 3e je crois. Personnellement, je ne le savais pas et j'ai donc zappé cet épisode. Mais vu le peu d'intérêt qu'ont ces épisodes stand-alone, je ne m'en suis pas aperçue et je suis à peu près sûre qu'il ne vous manquera pas à vous non plus...