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La Ligne Rouge
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le 5 avr. 2015
Bloodline, c'est une série dont le titre dit énormément de chose sans rien révéler, et se révèle être merveilleusement bien choisi une fois cette saison terminée.
J'aimerais rattacher, et les puristes hurleront, Bloodline aux Rougon-Macquart. Ici, le sous-titre aurait été : "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le soleil". Parce que Bloodline, c'est la lente décomposition de ce qui fut un ciment, c'est l'histoire d'être humains qui vivent et luttent, contre leur environnement, contre eux-mêmes, contre leur prochain.
Chaque épisode se construit autour de flash-back, flash-forward et de situations "live". En découlent une impression de non-espace, d'un présent qui dès qu'il est là appartient déjà au passé, d'un passé trop vivace et d'un futur certain. Et on est embarqués dans cet espace-temps, on sent se dessiner quelque chose de grave, mais on ne le voit pas, on le ressent et c'est comme ça tout le long.
La prod de Bloodline a réussie à élever le non-dit au rang d'art. Bloodline se construit autour de l'absence, de ce qui n'est pas ou n'est plus, de ce que l'on perçoit sans qu'on nous le montre. Les personnages sont d'une richesse profonde, obtenue de par un développement qui prends son temps. Parce que oui, Bloodline est long, Bloodline est lent mais on ne s'ennuit pas. On se retrouve embarqué dans un schéma très voyeuriste, on suit une famille dans tout ce qu'elle a d'imparfait mais d'intime, on suit le développement de chacun de ses membres et on finit par se sentir appartenir à cette famille.
Les quatre premiers épisodes placent le contexte, avant de basculer en deuxième partie de saison dans quelque chose de très policier, où de nombreux éléments s'enchevêtrent, de nombreux choses sont misent en place avant d'être explosées avec le final. Ce final est le nerf même de la série et la raison pour laquelle il FAUT la voir.
Cela ne sert à rien que de commencer et laisser tomber par la suite. Regardez-là en entier, et vous comprendrez. Parce que cette apothéose de fin, elle me rappelle There Will Be Blood, ce combat entre deux entités ambivalentes, cette volonté de dominer sans blesser, de se faire entendre à tout prix. C'est extrêmement beau, autant que l'est la photographie d'ailleurs, parfaite et minutieuse.
Ainsi, pourquoi seulement 8 ? Pour la longueur principalement. Bien que la série se justifie, que chaque séquence est choisie et s'explique d'elle-même, je suis persuadée que l'on aurait pu couper 5-10 minutes à chaque épisode. Le rythme, qui pourtant est le coeur même de Bloodline risque d'en frustrer plus d'un.
Enfin, je tiens à ajouter que la fin de la saison préfigure du très bon pour la saison 2. A suivre.
Créée
le 1 nov. 2015
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