BoJack Horseman par Hugo Harnois
Le géant Netflix est arrivé sur le sol français le mois dernier et a frappé tout le monde. La concurrence d'abord, puis les spectateurs. Car en plus de proposer un large choix de séries, l'entreprise américaine a également ses créations originales. Tout le monde connaît House of Cards, mais qui s'est penché sur BoJack Horseman, série animée politiquement incorrecte et déjà culte ? Septième Sens, évidemment.
Le cheval est un animal à part. Considéré comme la prolongation de l'homme pour son intelligence et sa sagesse, il peut aussi représenter le mal par sa nature imprévisible et démoniaque. BoJack Horseman, ancien acteur raté et alcoolique habitant dans une résidence trop grande lui, est le mixte parfait de ces symboles paradoxaux. Les spectateurs adoreront le détester dans un univers graphique pertinent et rempli d'animaux faisant la richesse de cette série désopilante.
Mais si le rire est l'arme principal de BoJack Horseman, l'émotion et la sincérité de ce personnage participent aussi grandement au succès de cette création. En plus de livrer des dénouements mémorables, la société américaine en prend pour son grade avec l'armée, les médias ou encore le show-business. Réservée à un public averti, l'œuvre de Bob-Waksberg n'a jamais peur d'aller trop loin et parvient par un comique de situation rudement maîtrisé à charmer son auditoire.
Ne se contentant pas de créer une nouvelle histoire à chaque épisode, l'auteur réalise à travers ces douze épisodes un véritable arc narratif. Sa série prend alors un chemin inattendu et deux invités surprises s'invitent au récit : le drame et la maturité. Quand enfin, Aaron Paul (inoubliable Jesse Pinkman de Breaking Bad) s'ajoute au projet en prêtant sa voix au colocataire de BoJack, cela ne peut être qu'un gage optimale de qualité.
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