C'était une de mes plus grosses attentes série de la rentrée: Carnival Row, récit original de fantasy aux accents steampunk, est d'abord passée entre les mains de Guillermo Del Toro, puis de Neil Jordan, pour être finalement produite par Amazon Prime. Les producteurs l'annonçaient comme devant prendre la suite de Game of Thrones au panthéon des séries fantastiques.
C'est finalement un essai manqué. Malgré une esthétique à couper le souffle et un univers riche, qui mériterait d'être approfondi et étendu, l'intrigue peine à convaincre, très téléphonée, et portée par deux têtes d'affiches assez fades (Orlando Bloom a toujours autant le charisme d'une huître que dans son rôle de Legolas). Le thème du racisme et de l'immigration, transposé dans un univers où cohabitent fées, faunes et humains, aurait pu fonctionner, mais est amené sans subtilité.
Encore une fois, l'univers proposé aurait eu le potentiel nécessaire pour être développé et étendu, mais n'est George RR Martin ou JK Rowling qui veut.
Au final, je ne retiendrai que quelques scènes d'une grande grâce, et ce générique, très réussi.