Où l'on trouverait des morceaux de vrais avec de la petite idéologie subliminale dedans.
Scénaristiquement on retrouve ici pêle-mêle un peu du sketch 2010 de Franck Lepage sur la langue de bois, une louchée d'obsession à la social justice warrior, quelques relents idéologiques indigénistes et une pincée de décolonial, tout pour flatter le main-stream à la chevalier blanc 2.0, le camp du bien pour sûr, va glousser d'aise.
Scénaristiquement donc, la bourge blonde tombe amoureuse du racisé nanti et se fout toute la société à dos, les trésors livresque d'un petit peuple idéalisé (et apparemment sans travers parce que dès qu'on n'est pas pareil et un peu pauvre, on est gentil de partout) sont pillés par des méchants dominants sans âme, les sphères politiques intriguent en moulinet et divisent pour mieux régner (ça c'est pour les morceaux de vrais) et à la fin on colle tout le monde dans des camps avant la phase équarrissage et révolte, qui ne saurait tarder dans la saison 2.
Manichéen, téléguidé, essentialiste mais au fond, cette petite série à son charme et dans 20 ans reflétera à la perfection ce que furent les idéologies dominantes du moment. Ça se laisse regarder, Orlando est émouvant, Cara fait de son mieux et certains personnages secondaires sont excellents, je ne cracherais donc pas sur ce petit flyer systémique.
Du moment qu'on n'est pas dupe hein, et puis voler. Aah, voler .. un vieux rêve humain qui permettrai peut-être enfin d'aller vers cette utopie qui tutoierait les cieux, vers ce nécessaire idéal fraternel équitable et bigarré, qui finalement nous reste encore a inventer.