9
20 critiques
Salut frangin
Tres bonne surprise , dessin original et fluide, discours pleinement humain, le gars il enchaîne grave aussi au 2nd Ep j'suis passé en VF qui est de bonne qualité...pk quand j'ai du mal à suivre ça...
le 18 juin 2023
Voir la série
D'abord, nos excuses car on l'avoue aujourd'hui un peu tout penaud, on était complètement passé à côté de Zerocalcare, maître de la B.D. italienne contemporaine devenu phénomène en ses terres depuis voilà plus d'une décennie. Il aura fallu le conseil avisé d'une collègue de travail pour que notre attention se porte sur "Ce Monde ne m'aura pas", série animée Netflix inspirée de ses œuvres (deux autres sont aussi disponibles, "À Découper suivant les pointillés" et la récente "Pour un sou"), et qu'un coup de foudre retentissant ait lieu avec l'univers à part d'un auteur doté d'une intelligence et d'une sensibilité tout bonnement hors normes.
Dur de mettre en exergue une seule qualité parmi la nébuleuse d'étoiles géniales qui scintillent au sein de ce "Ce Monde ne m'aura pas", on commencera donc par ce qui nous y a séduit instantanément: sa folie narrative constituée d'un flot perpétuel de digressions, délivré à deux cents à l'heure et parfaite représentation de la frénésie d'un esprit bouillonnant, gouverné par la fantaisie et les doutes permanents dans le chaos d'un quotidien qu'il vaut parfois peut-être mieux traité par l'absurde sous peine de s'y laisser prendre au piège. Évidemment, quoi de mieux que l'imagination de l'auteur Zerocalcare lui-même, personnage principal, pour construire toutes ses divagations hilarantes sous forme de pastilles (au rendu très proches de cases/planches de B.D.) en apparence aléatoires mais dont chaque méandre va en réalité s'emboîter l'un à l'autre pour élaborer une vision particulièrement incisive et réaliste des idéaux d'une génération paumée dans un monde ayant oublié de répondre à ses aspirations ?
Sous le prétexte d'un déferlement de haine alimenté par un groupuscule néo-nazi à l'égard d'un centre d'accueil pour migrants, Zerocalcare croque ainsi une Italie fracturée politiquement de toutes parts, engluée dans les discours abscons de ses élus, rongée par une superficialité médiatique toujours prompte à en attiser les braises les plus sensationnalistes et où les cris de colère idéologiques entendues à l'intérieur de manifestations sont en réalité bien souvent les échos de douleurs humaines trop longtemps tues.
C'est d'ailleurs sur ce dernier point, et c'est encore là un de ses nombreux coups de génie, que le récit et même le titre de "Ce Monde ne m'aura pas" prennent tout leur sens en s'attachant principalement à une amitié d'enfance contrariée, pétrie de non-dits ou d'incompréhensions laissés en suspens, que les années ont laissée macérer vers une impossible réconciliation traduite par le refuge de chacun dans un camp politique opposé à un autre. Aussi, autour de ce lien malmené par le temps, la plume de Zerocalcare en profite pour faire graviter d'autres passionnants portraits de jeunes adultes blessés par la vie (Sarah "bloquée" existentiellement par la force des choses en est un des plus touchants et Secco allie la drôlerie à la caricature quelques fois simpliste dans lesquels on choisit trop vite s'enfermer certains proches), saisissant par-là même, avec une justesse toujours sidérante, celui plus large de la pluralité de visages tristes, parfois perdus, mais à jamais en quête d'une lueur d'espoir (la fin est magnifique en ce sens) des ceux appelés "Millennials", le tout accompagné d'anecdotes de jeunesse, de références et d'un juck-box de hits d'époque pensés pour en réveiller la mémoire de plein de fouet.
Si c'est bien grâce à la tempête de rires déclenchée par son flot continu d'envolées loufoques et pertinentes que la série nous aura d'abord conquis, "Ce Monde ne m'aura pas" aura ensuite su rapidement gagner notre cœur en vue de le faire battre beaucoup plus fort que la moyenne durant les incroyables sommets d'alliance entre émotion et intelligence qu'elle propose pour capter des tourments de l'âme propres à toute une génération laissée désemparée devant une société ayant décidé de ne plus tourner très rond à son égard.
Depuis, on a déjà entamé "À Découper suivant les pointillés" ainsi que notre première B.D. signée Zerocalcare ("Kobane Calling"), et on peut vous certifier que le talent de cet auteur ne cesse de continuer à nous impressionner.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 18 juin 2026
Critique lue 31 fois
9
20 critiques
Tres bonne surprise , dessin original et fluide, discours pleinement humain, le gars il enchaîne grave aussi au 2nd Ep j'suis passé en VF qui est de bonne qualité...pk quand j'ai du mal à suivre ça...
le 18 juin 2023
9
26 critiques
Attention, ça spoile la "révélation" de l'épisode 1 et la fin. La série est clairement pas la série de l'année et ne touchera pas tout le monde.Après une saison 1 sur le deuil, Zerocalcare nous conte...
le 24 août 2023
10
343 critiques
-les musiques sont géniales merci pour cette b.o qualitative -c’est de gauche <3 -les sujets abordés sont importants mais c’est traité un minimum légèrement et y’a beaucoup d’humour -série...
le 31 juil. 2023
9
1248 critiques
Les premières minutes que l'on passe à parcourir cette "Nightmare Alley" ont beau nous montrer explicitement la fuite d'un homme devant un passé qu'il a cherché à réduire en cendres, le personnage de...
le 19 janv. 2022
5
1248 critiques
SAISON 1 (5/10) Au bout de seulement deux épisodes, on y croyait, tous les feux étaient au vert pour qu'on tienne le "The Haunting of Hill House" de personnes dotés de super-pouvoirs avec "The...
le 18 févr. 2019
6
1248 critiques
L'apocalypse, des créatures mystérieuses, une privation sensorielle, une héroïne enceinte prête à tout pour s'en sortir... Le rapprochement entre cette adaptation du roman de Josh Malerman et "Sans...
le 21 déc. 2018
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème