Dans un monde où la valeur d'un homme se définit par son rang social, une petite lueur d'espoir surgit. Cette lueur, composée des déchets de ce système, est le point où tout commence. Cyberpunk est tout bonnement une critique de notre monde dans un univers futuriste (2077) dystopique. Les hommes sont ivres de divertissement, d'artificiel, d'assistance et de pseudo-quêtes sociales. Cette société hypercapitaliste ne respecte même plus ses fondements, car travailler ne permet plus d'atteindre le sommet : ne plus suivre les règles est le seul moyen de monter les rangs sociaux. Et c'est d'ailleurs ce que montre la fin sur le toit de la tour, symbolisant le haut de la pyramide sociale. Ton rang de naissance est celui que tu garderas à vie, nous rappelant la chance que l'on possède d'être dans une société capitaliste où le travail paye (aujourd'hui). Les entreprises comme Arasaka et Militech viennent remplacer l'État absent dans Cyberpunk. Le réalisateur a trouvé un super prétexte pour permettre, dans une société ultratechnologique et hypersurveillée, de laisser sévir des hors-la-loi : "le piratage". Il joue un rôle très important tout en ajoutant un côté travail d'équipe plaisant.
Nous suivons le jeune David (protagoniste), chaque chose qui lui arrive est la conséquence d'un débordement émotionnel suite à la mort d'un proche. La mort de sa mère déclenche son banditisme avec le Sandevistan, et la mort de Maine (chef de l'équipe), le début de sa folie. Dans la bande, chacun a un rôle bien défini, interdépendant des autres. Kiwi est netrunner (hacker), Rebecca est tireuse, Pillar est technicien, le ripperdoc est docteur... On s'attache à la plupart des personnages, c'est excellent à ce niveau-là.
Notamment la relation entre David et Lucy : les deux veulent se protéger mutuellement car l'amour est la seule chose qui leur reste. Cette puissante union rend la fin très émotionnelle et admirative face à la bravoure du sacrifice. Le rêve de sa bien-aimée est réalisé, il peut s'éteindre en paix juste avant d'être touché par la folie. Ce combat final sur une BO magnifique, avec tous les personnages que l'on a affectionnés tombant un par un, est juste une pure symphonie. La BO, tout au long de l'œuvre, est exquise, mélangeant des musiques populaires avec des bandes-son futuristes pour nous imprégner de son univers.
Cette œuvre a une ambiance unique. Les lumières très artificielles, les designs futuristes, le gigantisme des immeubles, la profondeur des rues sombres... Un détail qui marche super bien pour le lore, c'est le Chrome, présenté comme une sorte de drogue dans ses patterns mentaux. La cyberpsycho rend le dénouement final tragique presque inévitable : David a troqué sa réussite contre sa raison.
Et pour finir, l'animation va à merveille avec l'univers. On sent la touche créative dans les courses-poursuites grotesques, dans l'impact des balles brutal qui explose la tête des personnages, et dans les mouvements/combats des personnages.
En conclusion, j'ai bien retrouvé l'esprit shonen avec le petit garçon frêle qui devient super fort et charismatique.