Immense chef-d’œuvre que cette première saison de Wolf Hall.
Dix ans plus tard, je l’ai encore en mémoire : la musique envoûtante, la lumière naturelle à la bougie, les décors sobres et authentiques, et surtout ce jeu d’acteurs magistral qui donnait à chaque scène la puissance d’un tableau de Holbein. Rarement une série historique avait su conjuguer autant de rigueur et de beauté.
C’est dire combien j’attendais avec impatience cette suite. Malheureusement, dès le premier épisode de la saison 2, j’ai eu l’impression de recevoir un coup de poing. L’atmosphère a changé, l’immersion historique s’est brisée, principalement par des choix de casting qui détonnent totalement avec l’esprit de la première saison. Le réalisme qui faisait la force du récit a laissé place à une approche beaucoup plus contemporaine, qui me sort de l’histoire au lieu de m’y plonger.
Je reste admiratif devant le talent intact de Mark Rylance, mais la magie a disparu. Pour moi, cette saison 2 n’est pas la digne héritière de la première : elle en est presque la négation.
Je préfère donc m’arrêter dès ce premier épisode de la saison 2, et garder en mémoire l’éclat intact de la saison 1.