Pas si Dark, et un peu trop Angélique...
J'avais fais volontairement l'impasse sur cette série à l'époque de sa diffusion. Parce que je me méfie toujours quand on encense trop une oeuvre, surtout une série clairement mainstream. Maintenant que je l'ai vu, je sais au moins que je ne me suis pas trompé sur la marchandise.
Dark Angel, c'est de la S.F. sympa qui se laisse regarder, mais qui, contrairement à ce qu'on a pu dire, n'apporte pas grand chose selon moi. Quelques bonnes idées par-ci par-là étouffées dans un trop grand nombre d'épisodes par saison, comme toujours, et un sentiment que les créateurs ne savent pas trop où ils vont exactement, comme trop souvent.
Le bon point, c'est que les deux seules saisons sont suffisamment distinctes pour qu'on puisse prendre ce qu'on veut de chacune et laisser le reste. Le mauvais point, c'est que la production est trop chaotique, comme trop souvent pour ce genre de séries, et que ça se ressent sur l'ensemble de l'oeuvre. Bien qu'ils aient plus ou moins réussi à apporter un semblant de conclusion ouverte à la série, ça reste un peu bancal.
Mais au moins, on sent que l'inquiétude à ce sujet se faisait sentir chez les créateurs, qui vont jusqu'à nous proposer une fausse fin pour la saison 1, qui se suffirait presque à elle seule, si la reconduite de la série pour une deuxième saison ne les obligeait pas à un twist final quelque peu bancal encore une fois.
En revanche, et ici aussi, comme souvent, l'amourette entre les deux principaux protagonistes qu'on essaie d'étirer ad nauseam sur l'ensemble de la série pèse un peu, surtout sur la fin. Déjà le twist d'entre deux saisons à ce sujet est assez maladroit, mais les tentatives de relances au fil de la saison 2 sont vraiment lourdes.
En somme, ça m'a un peu laissé la même impression que pour Alias par exemple, à savoir qu'il s'agit d'un coup d'essai qui, faute de se transformer en coup de maître, arrive plus ou moins à sauver les meubles.