Gossip Girl et Elite, pour prendre deux exemples à succès avec près de 10 ans d'écart, ont chacune marqué leur époque, en assumant complètement leurs choix : du mystère pour l'une, du thriller pour l'autre... et une galerie de personnages hauts en couleurs, mêlant quelques outsiders au milieu des ultra riches. Les deux séries étaient sexy, ou carrément sulfureuses, rythmées, et portées par des castings ultra réussis.
Même si les dernières saisons s'essouflaient, ces séries restent des plaisirs coupables plutôt soignés (image, musique, stylisme, décors).
DEAR YOU se veut un peu comme l'héritière de ces séries, revue à la sauce NewRomance qui fait fureur en librairie... sans oublier l'influence du succès récent d'Emily in Paris, devenue incontournable.
Le problème principal de DEAR YOU, c'est de vouloir être un peu tout ça à la fois, sans jamais réellement y réussir. On effleure à peine le milieu de l'hôtellerie de luxe (et le métier de concierge de luxe)... L'appli qui donne son nom à la série n'est qu'un prétexte vite oublié dans l'intrigue... Les enjeux sont mal dosés et parfois contradictoires, à l'image des personnages, pour lesquels il est difficile d'avoir la moindre empathie. La plupart sont creux, ou carrément agaçants comme Jo, la coloc de l'héroïne. D'ailleurs, Alma elle-même n'est pas très attachante, et nous lasse vite. Quant à l'univers hôtelier, il sonne bien vide pour un palace parisien...
Passé les deux premiers épisodes relativement rythmés, la série ralentit puis fait du sur place jusqu'au final, surprenant mais pas vraiment efficace (il y a si peu de personnages que le mystère s'essouffle de lui-même).
Dommage, l'intention était louable, et le casting rafraîchissant. Mais malgré un format super rapide (15x20min), on s'ennuie ferme pendant une bonne partie de cette première saison.