Devs
7.1
Devs

Série Hulu (2020)

Meh ! Le début oui, la fin non

C'était bien parti. Niveau photo, c'était extrêmement maitrisé, la bande son ajoutait du cachet (cette scène de bagarre au ralenti sur Congregation de Low m'a énormément séduite), les sujets étaient prometteurs en s'avançant sur la technophilie et le déterminisme, mais voilà, malgré un démarrage en force , et malgré la salivation devant un suspense rondement mené, c'est la chute. Une déception qui m'a laissée à la fin du dernier épisode répéter en boucle "non mais quelle daube !", totalement ahurie.


Parce qu'on essaye de nous faire bouffer que Lily est une personne avec un tempérament fort, une résistante qui refuse l'inertie, mais ce n'est su que parce que c'est dit et maintes fois répété histoire qu'on retienne bien que c'est ce qu'elle est. Malheureusement, Lily a le charisme d'une nouille, feint la tristesse aussi bien qu'un vilebrequin et surtout, s'il est des adjectifs qui lui vont naturellement bien malgré toutes ses qualités théoriques, c'est qu'elle est de toute évidence égocentrique et capricieuse, et que ça, on le sent bien comme il faut. Elle ne fait rien en se souciant d'autrui et de l'impact de ses choix sur ses proches, elle musèle les souhaits de Jamie pour faire passer les siens au premier plan et au plus on avance, au plus ça horripile.


Enfin, la déception devient totale à l'amorce de l'épisode 7. Parce que tout le propos qu'on espérait critique est un prétexte pour une mise en scène mystique sur fond de délire christique. Les dialogues sont de plus en plus énigmatiques et claqués au sol, les réflexions ou moralité sur l'éthique qu'on trancissait de découvrir sont tellement effleurées qu'on se demande si on n'a pas rêvé.

Ce pauvre Lyndon qui faisait partie des protagonistes les plus intelligents se transforme sur la fin en débile fini et... La trempette continue de nous acidifier le cerveau jusqu'à la moelle.


Bref, ça se finit en eau de boudin et on regrette d'avoir seriné aux amis de regarder Devs sans avoir fini le machin parce qu' en fait, non, passez votre chemin.


Difficile de mettre moins que 6 : cette série m'a vraiment tenue en haleine pendant les 3/4 de sa durée. Mais bon sang, s'il ne s'agissait que d' évaluer que la fin et la profondeur du propos : on met 3, et on fait dessus le pipi le plus acide du matin au lever !

Reka
6
Écrit par

Créée

le 30 août 2025

Modifiée

le 30 août 2025

Critique lue 13 fois

Reka

Écrit par

Critique lue 13 fois

D'autres avis sur Devs

Devs

Devs

5

claucloc

105 critiques

Beau et con à la fois

Ou quand Winding Refn rencontre Christopher Nolan. On peut dire que l'ambiance est chiadée entre la très belle bande son, le spectaculaire des images et la lenteur savante de la réalisation. Mais la...

le 6 mai 2020

Devs

Devs

8

el_blasio

553 critiques

Devs ex machina

Pour les amateurs de science-fiction, le nom d’Alex Garland n’est pas inconnu. Officiant initialement comme scénariste au côté de Dany Boyle dans La Plage, 28 jours plus tard et Sunshine, l’auteur...

le 5 févr. 2021

Devs

Devs

2

saube7922

94 critiques

Critique de Devs par saube7922

Terminus au 6eme episode pour moi ; cette série était ambitieuse avec un sujet de départ très intéressant autour du déterminisme ; mais cela accouche d'une coquille vide de sens ;les intrigues se...

le 12 juin 2020

Du même critique

La Délicatesse

La Délicatesse

2

Reka

129 critiques

Critique de La Délicatesse par Reka

Précepte premier : ne pas lire la quatrième de couverture(*) de ce fichu bouquin. (*) « François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale...

le 19 mars 2011

Il faut qu'on parle de Kévin

Il faut qu'on parle de Kévin

9

Reka

129 critiques

Critique de Il faut qu'on parle de Kévin par Reka

Eva Khatchadourian entreprend d'écrire à son ex-mari, Franklin, pour réévoquer le cas de leur fils, Kevin. A seize ans, celui-ci a écopé de sept années de prison ferme en assassinant et blessant...

le 7 janv. 2011

Le Chœur des femmes

Le Chœur des femmes

6

Reka

129 critiques

Critique de Le Chœur des femmes par Reka

Le tempérament contestataire et farouche de Jean Atwood m'a particulièrement amusée et a par conséquent contribué à une immersion rapide et facile au sein de l'ouvrage. Le roman de Martin Winckler...

le 29 mai 2012