Sur les deux premiers épisodes Dope Thief fait illusion par la qualité de ses interprètes, Brian Tyree Henry en tête, la thématique de la chasse à l'homme porteuse d'un suspens accrocheur, l'atmosphère poisseuse des rues d'ILLadelph. De ci de là pourtant, quelques petits détails révèlent des fautes de goût flagrantes : nuit américaine en plein soleil complétement baclée, propension de la mise en scène à surenchérir à chaque cliff par des procédés de Grand Guignol. Au bout de 4 épisodes, on a comprit: le fond sociologique n'est qu'un decorum sans substance, l'intrigue tourne à vide sur des dialogues à la serpe autour des cas de conscience un peu creux de Ray et son copain-boulet Manny, la mise en scène nous ressert à l'envie des scènes de fusillades de moins en moins réalistes qui lorgnent du côté de True Detective (Saison 1) sans en avoir les moyens ni le style. On regardera la suite d'un œil morne tout en se demandant bien à quoi ça sert…