C’est le retour de l’anime halluciné de Mappa, 6 ans après sa première saison atypique. On compte seulement 11 épisodes ; ce qui peut être dû aux autres grosses productions entreprises ces dernières années par le studio, ou bien au traitement graphique singulier de Dorohedoro. L’adaptation du manga d’Hayashida possède toujours une patte visuelle distinctive, faite de couleurs ternes grisâtres, et de décors surchargés. En résulte une atmosphère sombre et à l’aspect sale, une sorte de post-apo punk de récup où le chara-design brille d’originalité. Par ailleurs, les personnages apparaissent régulièrement en 3D (bien intégrée), pour accentuer ce désordre cradingue mais cohérent, ou la magie surenchérit dans le chaos. En tout cas, les visuels sont plus étrange et hybrides que dans Hell’s Paradise, et l’anime ne lésine pas sur les séquences sanglantes et horrifiques. Côté intrigue, j’ai eu beaucoup de mal à replonger dans les tenants du récit, surtout qu’on suit beaucoup de personnages qui s’agitent de toutes parts, au gré d’aventures saugrenues. À l’instar de l’environnement visuel, on est spectateur d’un patchwork d’historiettes qui recèlent de sections cauchemardesques (ep. 6) et tendent vers une noirceur fantasque et psychopathe digne de Berserk.