La production de cette série d’OAV est pour le moins originale. En effet, Dream Hunter Rem a démarré comme un hentai, mais le personnage ayant rencontré une grande popularité, il fut décidé de remanier l’épisode en retirant toutes les scènes pornographiques et en le rallongeant de 30 minutes d’animation supplémentaire. Ironiquement, si le contenu sexuellement explicite a été censuré ou supprimé, toutes les scènes gore ou graphiques ont été conservées, ce qui confère à Dream Hunter Rem une ambiance unique, à mi-chemin entre le magical girl tout mignon et le body horror des années 80.
Côté scénario, c’est très bordélique : de nombreuses sous-intrigues sont abandonnées aussi rapidement qu’elles apparaissent, et les personnages manquent de profondeur. Reste que, visuellement, c’est plutôt réussi (on est sur un OAV, donc pas le même budget qu’un long-métrage de cinéma), et la musique est de qualité, on a même Kenji Kawai à l’épisode 3 !
Si vous arrivez à mettre la main dessus, veillez bien à vérifier de quelle version il s’agit afin d’éviter les mauvaises surprises.