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le 16 sept. 2019
SuivreParadis perdu
J'avais un peu perdu de vue Dominik Moll : le voir à la tête d'une série très loin de son univers habituel avait de quoi surprendre. Pourtant, c'est sans doute ce qu'il y avait de mieux à faire...
Une série assez juste dans l’ensemble, avec des personnages d’origines différentes, dont les objectifs ne sont pas forcément compatibles.
Seul le personnage du fils allemand, provocant, sonne faux, de par son comportement inexplicable.
La vision générale est pro-intégration, et dénonce en passant plusieurs injustices : la lenteur administrative, l’immigration-business dont profitent des investisseurs privés, ou encore les passeurs sans scrupules capable de tout.
Sinon, il manque quelques images sur les conséquences de l’afflux de migrants dans les villes de transit (comme Calais), du mécontentement des habitants et des votes nationalistes qu’ils engendrent, d’un côté comme de l’autre de la Manche. Les parcours croisés restent néanmoins bien pensé, et permettent d’avoir une vue d’ensemble du « problème » de l’imigration, et notamment de l’enchainement d’épreuves auxquelles sont confrontés les migrants.
Cette mini-série (6 épisodes) reste une belle initiative, réalisée en multilingue (français, allemand, anglais, arabe, grec, …) un projet trans-nationnal, du typique d’Arte.
critique publiée sur https://boulimiedeculture.wordpress.com/2019/05/15/eden-serie/
Créée
le 15 mai 2019
Critique lue 457 fois
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