On ne compte plus les adaptations mettant en scène le célèbre détective créé par Conan Doyle. Fan du locataire du 221B Baker Street et de son acolyte le Dr Watson, j’étais curieuse de découvrir ce que donnerait un Sherlock Holmes vivant à New York au XXIᵉ siècle.
Je ne suis pas déçue. Au‑delà des enquêtes complexes qui permettent à Sherlock d’exercer son talent exceptionnel pour la déduction, la série raconte surtout la construction d’une relation bouleversante d’humanité et l’évolution de deux êtres exceptionnels, chacun à sa manière. L’idée la plus brillante est d’avoir fait de Watson un personnage à part entière — loin du simple faire‑valoir qu’il est souvent — et d’offrir à Sherlock l’espace nécessaire pour révéler ses fêlures.
Le duo est interprété par deux excellents acteurs et repose sur des effets de contraste : la flamboyance et le génie de Sherlock Holmes face à la douceur, la retenue et l’équilibre émotionnel de Joan Watson. Mais aussi la noblesse de leurs personnalités, intègres et honnêtes, face à l’abjection des crimes qu’ils affrontent ensemble.
Ceux qui regarderont Elementary pour ses enquêtes y trouveront leur compte ; ceux qui suivront la série comme un récit de reconstruction y trouveront bien plus. Le vrai mystère, c’est la beauté et la profondeur des liens qui s’y tissent.