Erika fût une demi-déception. Il faut dire que j'en attendais beaucoup, tant sur le papier tout semblait là pour me combler : le style (shojo), l'époque de production (les années 80), et l'univers (la chanson) ; sachant que j'apprécie énormément les comédies romantiques japonaises des années 80, et la musique de cette époque.
Musicalement, le contrat est parfaitement rempli ; mon seul reproche concerne la voix de l'héroïne, un peu décevante à la fois pour la VO (les phases de chant sont toutes en VO) et la VF (certaines répétitions). Mais les autres chanteurs de la série s'en tirent mieux.
Le style des années 80 ressort bien ; dans le domaine de l'animation, je crois que ce sont les dessins (notamment le chara design) de cette époque que je préfère.
C'est au niveau du scénario que se trouve ma déception ; étant donné le synopsis et le genre de cette série, je savais bien à quoi m'attendre, mais tout de même : il y a trop de malheur et de méchanceté – le plus souvent gratuite – dans cet anime. Quand les choses semblent s'améliorer, il y a toujours une nouvelle tuile – parfois grotesque – qui s'abat sur Erika ; et ce pendant 52 épisodes. Sans compter une héroïne niaise que je trouve fort peu charismatique ; les personnages secondaires sont plus intéressants qu'elle.
Tout cela fait que j'ai parfois eu du mal à regarder Erika. Il aurait suffi qu'il y ait un peu moins d'épisodes et un peu moins de mesquinerie pour en faire une réussite, selon moi.