J’ai découvert Etty par le biais de cette série et de quelques bribes d’articles qui ont poussé ma curiosité. Terre inconnue pour moi par rapport aux autres critiques.
La pensée, la modernité et le courage fou de cette femme qui cherche un chemin dans ce chaos de la Shoah semblent restitués, en tout cas suffisamment pour m’inciter à la lire.
Le parti pris d’un Amsterdam moderne, déroutant de prime abord, me semble finalement pertinent. Les décors évitent avec minutie les lieux très modernes - même dans le détail de la pharmacie avec ses casiers en bois à l’entrée, des luminaires, du mobilier, les vêtements de travail ou de corps, la paperasserie. Les figurants sont floutés ou font masses pour faire « décor ». C’est une reconstitution théâtrale qui donne une impression trouble (et effrayante par les temps qui courent) d’un sujet que l’auteur veut relier au présent. Sur ce point c’est plutôt réussi. Ce n’est pas si loin de nous…à la paperasse sur QR code près. On se concentre donc sur l’actrice, admirable, et surtout sur les corps, nos corps si vulnérables.
Bon après, c’est un peu chiant comme série…, même si cette longue introspection d’Etty fait forcément écho en tant qu’individu. Il faut vraiment s’accrocher, amis intellos, pas loin de m’assoupir perso…
Je lirai Etty, on verra si c’est plus lumineux !