Après quatre saisons d’Everwood, je reste assez partagé.
La série a incontestablement des qualités. La relation entre Amy et Ephram constitue pour moi l’un de ses principaux points forts. Leurs personnages évoluent réellement, leur relation connaît suffisamment de hauts et de bas pour rester intéressante, et les deux acteurs parviennent à rendre crédibles leurs émotions et leurs hésitations. C’est probablement ce qui m’a le plus donné envie de poursuivre jusqu’au bout.
En revanche, j’ai beaucoup plus de mal avec une bonne partie des personnages secondaires et, surtout, avec leur interprétation. Le jeu m’a souvent semblé assez inégal, parfois trop appuyé, ce qui renforce un défaut déjà présent dans l’écriture : Everwood peut être vraiment très fleur bleue.
La série cherche constamment l’émotion, avec les grandes déclarations, les réconciliations, les drames familiaux et les leçons de vie qui vont avec. Cela fonctionne parfois très bien, mais à force, j’ai eu le sentiment que certains moments étaient davantage conçus pour provoquer l’émotion que pour la laisser naître naturellement.
Je comprends donc pourquoi Everwood possède un public très attaché à la série. Elle a du cœur, des personnages auxquels on finit forcément par s’attacher et quelques très beaux moments. Mais j’ai davantage de mal à comprendre son statut de série exceptionnelle pour certains.
Une série agréable et sincère, avec un duo central réussi, mais aussi assez datée dans sa manière de jouer sur les sentiments et trop irrégulière pour que j’en ressorte véritablement marqué.
Sympathique, parfois touchante, mais pas le chef-d’œuvre annoncé.