10
1 critique
Excellente série à voir
Série australienne addictive. Les personnages sont touchants, ça donne "presque" envie de se mettre en coloc. C'est bien écrit, c'est sensible et drôle... Un seul regret, avoir plus d'épisodes !
il y a 5 jours
Cinq célibs sont invités au mariage d'une cousine éloignée de l'un d'eux.Liz, avocate ; Harry, chirurgien ; Ben, ouvrier charpentier ; Ainsley, négociatrice immobilier et, last but not least Heather, Doris Younane. Il y a aussi Lachlan, négociateur dans l'immobilier et collègue de Ainsley ; Kevin "Simmo", meilleur pote de Ben et ouvrier charpentier ; Manju, la mère de Harry ; et puis les associés du cabinet d'avocat de Liz, sa soeur Victoria ; Colin, l'époux de Heather et leurs deux fils. Bref une constellation de personnages tous très affirmés et très justement caractérisés.
D'emblée, dès la première scène de l'épisode 1 de la saison 1, à la table des invités célibs et relégués loin là-bas, c'est ce groupe dont on sait qu'il vont devenir amis, fidèles et aussitôt on a envie d'être propulsés à cette table où ils sont en train de mourir d'ennui. Ça m'est arrivée tant de fois !Ce soir-là au moins un couple se forme, attendu, parce que les deux sont pareillement beaux et en verve. C'est, bien sûr, pour mieux nous égarer. Parce que dans "Five Bedrooms" rien ne correspond jamais à ce qu'on s'attend à vivre, à suivre.Il va falloir qu'ils décident, sur un coup de tête, d'emménager ensemble, cinq inconnus sous un même toit mais chacun sa chambre, pour que la série démarre. Et on ne perd pas trop de temps avec d'éventuels atermoiements: on fonce. Droit dans le mur. Au pied du mur, on saura.
Les scénaristes ont fait preuve d'un sens incroyable des situations contemporaines, d'un humour décapant et jubilatoire, de chagrins universels, de peines qu'on cache et de joies dont on est parfois trop démonstratifs, de retenue aussi. Ils ont défini des personnages, et pour cette fois je préfère le mot anglais de "Characters" parce que ce sont tous des caractères uniques, puissants et irrésistibles. On s'attache à chacun même si, bien sûr, dans les situations et les "characters" on se retrouve davantage dans certains que dans d'autres.
Par exemple, je me suis retrouvée dans le personnage de Lizzy. Au titre, à la fonction et à la vie flamboyante au commencement. Puis c'est la chute vertigineuse qui la fait basculer d'une vie dans les cimes à une autre dans les abîmes, avant de retrouver un équilibre convenable. Qui met du temps à lui convenir et pour cause. Ses changements sont de tels grands huits qu'il est difficile de se situer avec recul, au temps présent. Seuls les épisodes et les saisons le lui permettront jusqu'au dernier moment du dernier épisode de la dernière série.
Liz me correspond pour les tourbillons existentiels qu'elle incarne, aussi démesurés et exponentiels que ceux que j'ai vécus et que -comme elle- je provoque pour comprendre là où je veux aller. Ce "là", le seul qui vaille, de cela je suis sûre, mais pourquoi emprunterais-je ce chemin-"là" justement. Et comment vais-je y progresser. Est-ce qu'il n'y aurait pas, malgré tout, une route alternative même si je sais déjà en posant la question que non. Alors le mieux est de tracer, "la meuf qui trace" et d'ajuster en cours de route, après avoir traversé le chaos.
J'ai aussi retrouvé en Manju, la mère possessive et manipulatrice, qui excelle en chantage affectif et en déni, la lignée de mères arment-bretonnes de mon existence. Dont on veut à tout prix s'affranchir mais qu'il est impossible de quitter. L'autonomie, on la polit dans une vie parallèle qui restera un mystère pour sa propre famille, autant que sa propre famille restera un mystère qu'on n'élucidera jamais. Une vie dont on créé le scénario comme s'il s'agissait d'une série télé, au jour le jour. "Five bedrooms" offre une merveilleuse mise en perspective.
L'autre "Character" dans lequel je me suis vue au sens littéral, c'est Heather. Non moins chaotique. Non moins une "meuf qui trace" sauf que Heather ne met pas les formes et n'a -en apparence, aucun scrupule. Heather, sa force et sa faiblesse à égalité, résident dans son côté frontal et impulsif. Et attachant. Elle est sans cesse la pire et la meilleure version d'elle-même, un peu comme moi. Celle qui s'auto-sabote et qui réussit aussi. En conscience.
Elle est celle qu'on n'oublie pas, celle qui ne cesse de se faire remarquer, celle qui rebondit toujours, le "meuf de toutes les ressources", celle qui n'a pas peur de tout quitter et de toute recommencer avec une valise, celle qui ne craint pas de s'engager. Bien plus tard, il sera temps de pleurer, de recoller les morceaux, de panser les conséquences. En silence. Seule.
À la fois grégaire et solitaire (sans doute #verseau : les scénariste ne le précisent pas).Heather, sa faille et sa force, sont sa sincérité. Certes, elle n'y va pas par quatre chemins, mais avec une amie comme elle, tu sais que ça ira, qu'il n'y aura ni trahisons, ni jugements, ni jalousies. C'est sûr qu'une fille sincère comme elle, envahit et prend toute la place, dérange autant qu'elle réjouit.
Au-delà de sa personnalité et de son jeu, phénoménal, je me suis reconnu en Heather-Doris Younane d'un point de vue physique. Parfois même, dans certaines scènes, je me voyais arriver dans la pièce, ouvrir la porte, engueuler Ben ou humilier son fils Timmy. L'écran me renvoyait mon propre reflet comme un miroir. Parfois, il me renvoyait aussi le reflet de ma tante, la soeur de papa. Heather me renvoyait mes origines arméniennes. Pour cause: elle-même, d'origine libanaise.
Il parait qu'on a 7 sosies sur terre. Que l'on découvre au fil de sa vie. À 20 ans, c'était Elsa. La chanteuse. À tel point qu'on avait fini par me prénommer "Elsa" et que "Isabelle", aucune personne que j'ai connue dans ces années vintage n'a jamais su que c'était mon vrai prénom. On m'arrêtait partout, dans la rue au supermarché en discothèque pour me demander un autographe, c'était fou. Aujourd'hui, 40 ans plus tard, c'est Doris Younane.
Les dénominateurs communs ? Cheveux indociles et rebelles, bouclés ; nez bien sûr et visage pale. Doris-Heather joue de ces points d'exclamations physiques dans la série, elle fait de ces caractéristiques un atout, une signature. Ce qui justifie son caractère fougueux et volcanique. À une époque où il est de bon ton de lisser les traits physiques oblitérant un ADN, une emprise génétique.
Si j'ai souvent douté, faire la rencontre contre de Heather-Doris Younane m'a presque réconciliée avec moi-même, mes origines ma force, mes origines estampilles de mon éternelle intempérance, cette rébellion ardente au-dedans de moi en permanence et ce franc-parler parfois borderline qu'on tolère parce que, dans le même temps, il traduit une certaine loyauté.
Loin de moi l'idée d'écrire ici ma propre hagiographie, j'essaie de constater avec distance. Peut-être est-ce que je me fourvoie : c'est aux autres de me le dire, à vous qui me lisez.
Ce qui est sûr, c'est que cette série, j'en suis #addict parce qu'elle me révèle dans la vraie vie ; l'évolution des personnages, des choses de la vie qu'ils vivent avec passion et engagement, leur foi dans demain, même ruinés, exsangues, honteux ou plus bas que terre ; leur curiosité... est ce qui me donne envie de me lever chaque matin parce que demain, comme l'épisode suivant, sera une expérience que je veux absolument ressentir dans mes chairs, et de manière spirituelle et intellectuelle, ésotérique et rationnelle.
Où est mon lit ? À quand "Six bedrooms" ?
Créée
il y a 6 jours
Critique lue 92 fois
10
1 critique
Série australienne addictive. Les personnages sont touchants, ça donne "presque" envie de se mettre en coloc. C'est bien écrit, c'est sensible et drôle... Un seul regret, avoir plus d'épisodes !
il y a 5 jours
10
49 critiques
j'ai adoré ! les personnages sont attachants le scenario pas mal du tout ! un super bon moment à passer ! :D
le 8 déc. 2023
8
102 critiques
Voilà, j’ai vu le quatrième volet de la saga et… Bridget Forever ! J’ai eu l’impression de retrouver ma bonne vieille amie Bridget, lors d’une escapade à Londres qui m’a fait un bien fou. J’avais vu...
le 15 févr. 2025
9
102 critiques
Ce film, qu’on dirait peint à l’eau des larmes et des délicatesses est un écrin de grâce et de poésie. C’est l’histoire de deux solitudes qui se trouvent et se répondent. Lui, Yan Kerrand,...
le 9 janv. 2025
9
102 critiques
Adapté du roman choc « Le dîner » de Herman Koch, inspiré d’un fait divers survenu en Espagne en 2005, l’histoire de "A Normal Family", non moins choc, est transposée en Corée. On pourrait croire que...
le 12 juin 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème