Dés le générique - excellent - on annonce la couleur : Estampe chinoise animée et pure musicalité chinoise classique.
La série sera à cette image : des décors inouïs ultra soignés : villes, temples, objets d'une qualité rare, costumes, rites et coutumes, maquillages à l'ancienne, pour une floppée de figurants ! Tout nous fait voyager dans le temps ...
Et dans ce cadre rigoureux, 2 protagonistes à l’humour un brin décalé, complètement anachroniques, qui viennent détonner dans cette rigidité proverbiale des us et coutumes chinoises.
Cela commence par un mariage arrangé, donc malheureux, où l'histoire classique d'une femme "vendue" par sa famille se trouve en butte aux mauvais traitements de la famille du mari ....
Mais après avoir jouer les brus soumises et serviles, elle décide un jour d'envoyer balader les convenances pour réagir en femme "libre".
Elle attire ainsi l'oeil de l'excentrique "émissaire des fleurs" (quelle ironie !) de passage dans la maisonnée et qui manie la dérision et le foutage de gueule comme personne.
Peut-être est-ce voulu comme une page historique d’autodérision face à tant de carcans socio-culturels. Là où tous sont emprisonnés dans les us et coutumes, les devoirs intra-familiaux, l’obligation des pots de vin pour survivre.
Les faces à face des 2 personnages hyper complices sont d'une légèreté de ton savoureuse. Des scènes un peu longues parfois (dans les premiers épisodes ) comme dans une pièce de théâtre.
Un ensemble Typiquement et irrémédiablement chinois. Les chinois ont adoré cette série.
Et nous aussi.