On suit Takao Kasuga, un collégien ordinaire dont la vie bascule lorsqu’il vole le sweat-shirt de Nanako Saeki, la fille dont il est amoureux. Ce geste impulsif attire l’attention de Sawa Nakamura, une camarade asociale qui, loin de le dénoncer, utilise ce secret pour le manipuler. Elle l’enferme dans un "contrat" psychologique, le forçant à agir contre sa nature et à vivre sous une pression constante.
Ce qui rend cet animé vraiment amusant artistiquement parlant, c’est son audace visuelle radicale. L’utilisation du rotoscoping, lui confère un style spécial, original et bizarre, créant une atmosphère unique qui divise mais marque les esprits. Ce choix esthétique sert parfaitement le récit : il amplifie la pression constante et l’angoisse étouffante que vit le protagoniste, rendant son malaise presque palpable pour le spectateur.
Cependant, si l’expérience est mémorable, elle ne suffit pas à en faire un classique intemporel. C’est un bon animé porté par une originalité indéniable et une exploration troublante des sentiments amoureux (ce côté "chelou" qui fait sa pâte), mais il reste cantonné à une niche. Son style bizarre et son rythme oppressant en font une œuvre de caractère, intéressante à voir une fois pour son approche unique, mais qui ne convaincra pas nécessairement par sa narration globale. Une expérience artistique forte, mais perfectible.