For All Mankind maîtrise l’art du « et si ? » avec une brio rare, réécrivant l’histoire de la conquête spatiale dans une alternance de tensions géopolitiques et d’aventures humaines captivantes. À l’image de Le Maître du Haut Château, la série utilise son uchronie non pas comme un simple décor, mais comme un moteur narratif puissant qui pousse à la réflexion. Les quatre premières saisons s’enchaînent avec une fluidité déconcertante, chaque décennie apportant son lot de défis technologiques et de drames personnels qui rendent l’addiction immédiate.
Arrivé à cette dernière saison, le pari est tenu : l’histoire reste ancrée dans une cohérence remarquable tout en osant des projections futuristes audacieuses. Si la note de 8/10 souligne quelques longueurs inhérentes à un tel format, la richesse de l’écriture et la profondeur des personnages compensent largement. Une œuvre majeure qui transforme la course à la lune en une épopée humaine universelle, à vivre absolument jusqu’à son épilogue.