Fresh Meat est une preuve supplémentaire (après Black mirror, Utopia, One night, Downtown abbey, misfits...) que les anglais sont de loin les meilleurs quand il s'agit de nous proposer des séries de qualité.
Un budget plus serré que les américains ? Tant pis, on fera moins d'épisodes mais on les fera à fond!
Fresh Meat raconte le quotidien d'étudiants vivant en collocation dans une maison de Manchester.
Ainsi des jeunes de différentes couches populaires de l’Angleterre qui n'ont rien en commun (à part peut être un attrait particulier pour les paradis artificiels) se retrouvent à cohabiter dans ce qui semble être un joyeux bordel.
On y retrouve:
Kingsley, le jeune qui gère sa pilosité faciale comme il gère ses histoires d'amour (c'est à dire mal)
Josie, la jolie blonde qui essaye de devenir dentiste malgré sa tendance à perforer les joues de ses patients
Vod, la jeune punk à la sexualité aussi complexe que le mélange de drogues qu'elle ingère régulièrement.
Oregon la fausse intello qui a trouvé un bon moyen de faire grimper ses notes
JP, le "posh" (bourgeois) au fond duquel, en fouillant bien, à travers l'amour propre et la libido exacerbée, on peut trouver un grand cœur
et enfin Howard, l'écossais (et ça s'entend) asocial, un peu geek aux habitudes étranges (il aime notamment faire sécher des poulets sur l'étendage de la maison)
Outre l'humour qui fait mouche à chaque fois, ce qui est remarquable avec cette série, c'est son ancrage dans le réel. Bien sur, les situations sortent souvent de l'ordinaire pour amener les effets comiques, mais les comportements des personnages, leur rapport à certaines questions (politique, religion, sexualité, etc) sonne infiniment plus vrai que dans la plupart des "teen drama" américains.
Le seul point qui est dommageable à la série est la tendance qu'elle a à stagner sur certaines situations (l'histoire josie kingsley par exemple.)
Au final, je ne peux que recommander cette série drôle et vrai; vraiment drôle.