Le succès de Frieren est un malentendu. L'intrigue de départ est trompeuse : on nous dit que ça va être original parce qu'on nous raconte ce qui se passe après la victoire des héros, mais c'est faux, puisque les personnages sont clairement lancés dans une nouvelle aventure parallèle à celle vécue par Frieren dans le passé avec des gens d'une autre génération. On a un récit en réalité d'aventure banale avec un retrait partiel de l'action pour plus de tranche de vie. Mais ce côté de tranche de vie n'est pas l'expérience esthétique qu'on nous vend sur les réseaux sociaux. C'est parfaitement dérisoire. Frieren aurait moins d'émotions parce qu'ayant une vie plus longue sans la possibilité de s'attacher car les gens meurent avant elles. C'est faux ! Elle vit au même rythme que les humains : mêmes journées, repas, même temps de marche, même temps de discussion. L'absence d'émotion qu'on lui prête au début ne se justifie pas par l'explication donnée. On aurait pu dire qu'elle ne cherche pas à trop s'attacher, mais ce n'est pas ce qui est montré, on montre une elfe autiste en réalité. cette apathie est commune à plusieurs personnages dont les jeunes ados qui l'accompagnent. Il n'y a aucune féerie particulière dans la mise en scène des moments contemplatifs. L'animé applique simplement la formule d'une histoire tendre avec un petit bout de découverte sur les coeurs, les souvenirs, par épisode, principe banal jusque dans les années 80 que le public actuel semble redécouvrir après les séries à cliffhangers où l'action s'étale par-dessus les épisodes. C'est peut-être la redécouverte de cette formule oubliée qui donne l'illusion d'un dessin animé profond, mais ce n'est en rien du génie créatif qu'il y a derrière. C'est bon, sans plus ! La principale raison du succès de Frieren, c'est le charadesign de Frieren qui s'adresse aux désirs sexuels régressifs masculins avec une elfe assez petite et fragile, des bottes séductrices, un regard travaillé. Les autres charadesigns n'ont rien d'exceptionnel, mais c'est clairement une série qui repose entièrement sur le charadesign fan service de Frieren, c'est un clairement un symbole sexuel régressif fort.