Attention, oeuvre culte en perspective
Attention, oeuvre culte en perspective et assez unique en son genre.
Fringe avait tout pour réussir...du moins sur le papier. Un papa superstar (JJ Abrams : Lost, Star Trek, Alias) et un Network puissant pour assurer.
Et puis vint la saison 1 de Fringe. Une sorte de "Monster of the week" perpétuel façon X-Files, mais en moins bon. Assez peu d'épisodes connectés et des personnages pas forcément très intéressant (exception de Walter et Peter). Bref, après une quizaine d'épisodes, je ne donnais pas cher de la peau de la série, d'autant que les téléspectateurs américains ne suivaient pas.
Puis le miracle se produit, 2 épisodes de fin de saisons excellent avec un final sorti d'on ne sais où annonçant une saison 2 totalement différente.
Et là c'est l'engrenage. Fringe allonge 4 saisons impressionnantes, multipliant les épisodes cultes, dévoilant un potentiel d'intrigue proche de l'infini. De scène d'action en moment intime, de scènes gores (pour un network américain...faut pas s'attendre à du crado) en instants d'émotions, Fringe déroule le manuel de la bonne série. Les personnages prennent de l'ampleur, les acteurs dévoilents toutes les facettes de leur jeu, les retournements de fin d'épisodes mettent les nerfs du spectateur à rude épreuve, les scénaristes vont de prise de risque en prise de risque, risquant à tout moment le "shark juping" (moment où une série va trop loin et passe dans le grand n'importe quoi) et pourtant ça marche.
Je ne veux pas dévoiler l'évolution de l'intrigue pour ne pas spoiler ceux qui ne l'ont pas encore vu. Sachez néanmoins que vous n'avez pas fini de chercher des réponses.
Avec une saison 5 raccourcis (13 épisodes seulement) Fringe arrive néanmoins à se clore en beauté, ne prenant pas le spectateur pour une bille et retournant à ce qui fait le charme de la série : intrigues, science-fiction, personnages.
Bien sur, toutes les questions n'auront pas de réponses, mais n'est-ce pas une des grandes qualités de cette série que de ne jamais tout dévoiler ?