Gachiakuta est un animé assez plaisant et intrigant par son univers bien développé (et assez barré) et sa créativité visuelle exaltante, même si le récit n'est pas révolutionnaire dans le genre du shonen.
Littéralement tombé de haut après une enfance rejetée et une condamnation injuste, le jeune Rudo se retrouve dans un monde écrasé par les déchets de la Cité Céleste, son ancienne demeure. En quête de vengeance, il va faire la rencontre d'Enjin et des Nettoyeurs, des individus aux pouvoirs particuliers appelés Jinki qui protègent les innocents des Composites, des créatures formés par les déchets. Même si j'ai trouvé, sur toute la saison, que le scénario de Gachiakuta reste très classique dans son déroulé, l'animé se démarque par ce monde assez particulier et qui met en avant les objets, le sens intime de ces derniers et les souvenirs qu'ils peuvent représenter. Ces objets permettent de mettre en scènes des pouvoirs et des combats atypiques et qui offrent de belles surprises. Gachiakuta développe ses thématiques autour de la valeur des choses (un message assez écolo en toile de fond) de manière intéressante, sans pour autant faire dans la finesse.
Cette volonté de ne pas faire dans la finesse, elle se ressent aussi dans la galerie de personnages. Attention : si vous n'aimez pas les personnages trop bruyants, Gachikauta n'est vraiment pas fait pour vous. Que ce soit Rudo, ado vengeur mais plein de cœur qui découvre une nouvelle vie, ou ses acolytes tous très différents, les personnages de l'animé s'expriment sans retenue. Cette énergie permet d'offrir des moments très cools, mais m'a aussi un peu exaspéré sur certaines scènes. Une paire de boule quies serait un objet utile dans le monde de Gachiakuta (ça donnerait un Jinki amusant...).
Pour que cet univers particulier prenne forme sans être un grand foutoir, le staff du studio Bones a fait un travail de très haut niveau. Cet aspect déjanté et presque hystérique prend vie dans l'écran avec beaucoup d'énergie, de couleurs et de fluidité. La réalisation n'hésite pas à faire des choix esthétiques qui permettent de créer l'ambiance adéquate au bon moment, que ce soit tragique ou enchanteur (la scène des feux d'artifices de Remlin, un moment sublime). J'ai aussi beaucoup aimé l'OST, elle est vraiment utile pour forger cette ambiance et offre un surplus d'intensité a pas mal de moments.
Gachiakuta est donc un shonen classique dans sa forme scénaristique qui mérite vraiment d'être regardé pour son énergie visuelle et son univers plus intrigant que ce que j'imaginais.